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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 20:55
http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/aigremoine.jpg

Non latin: Agrimonia eupatoria L.
Famille : rosacées
 
Autres noms : aigremoine médicinale, agrimoine, aigremoine eupatoire, eupatoire des anciens, eupatoire des Grecs, herbe de la mère, herbe de Saint Guillaume, herbe de sainte Madeleine, sorbette, thé des bois, thé du nord, sacaire. 
 
Composition : Tanin, essence, dérivés flavonoïques

Parties utilisées : Sommités fleuries, feuilles
Récolte : feuilles de préférence avant la floraison, sommités fleuries pendant la floraison
Floraison : Juin à Septembre

 

Propriétés :
Antidiabétique
Anti-inflammatoire et résolutive
Astringente, Anti-diarrhéique
Cholagogue
Dépuratif
Diurétique
Détersive cicatrisante
Hypoglycémiante
Hypotensive
Stimulante des fonctions digestives
Vulnéraire 

Indications :
Affections chroniques  du foie : hépatisme
 Albuminurie
Asthme
Coliques néphrétiques, lithiase rénale
Crachements et vomissement de sang, hémoptysies
Diarrhées, Entérites
Inflammations de la gorge et amygdales :
 Angines, Aphtes, Gingivites, Pharyngite, Stomatites
Hypertension
Pertes blanches 

Usages externes :
Plaies
Gargarisme et bain de bouche : angine, gingivites, enrouements
Compresses et cataplasmes sur luxations, entorses,  foulures

 

Son nom latin d’agrimonia viendrait du grec argemone : taie de l’œil rappelant ses propriétés ophtalmologiques attribué à cette plante.
Pour d’autre le nom d’agrimonia est la déformation du grec argemone latin argemonia ou argimonia qui désignait un pavot avec lequel l’aigremoine fût confondu pendant l’antiquité.
Quand à eupatoria serait en rapport avec Mithridate Eupator, roi du Pont qui aurait introduite cette plante en thérapeutique. Mais pour d’autre c’est une déformation du grec hêpatarios qui met en avant ses propriétés hépatiques (hêpar = foie). 

D'après Pline les feuilles en décoction étaient bonnes pour le foie.
Elle rentrait dans la composition de nombreux baumes, onguents et vulnéraire dû à ses propriétés astringentes.
En infusion légère elle remplace le thé, surtout dans la région du nord d'ou son nom de thé du nord.
Dalechamps dit qu'elle est bénéfique pour les troubles chroniques du foie, de la vessie et des reins.

Elle est salutaire en cas de diarrhée, donc à éviter chez les personnes sujettes a la constipation.
Pour le diabète associé au mûrier noir et à la myrtille elle donne d’excellents résultats.
Pour renforcer son action associée avec l'olivier elle sera régulatrice de l'hypertension, et du diabète. Associer au cassis on a un traitement de fond à utiliser en cure. 

On retiendra que l’aigremoine est surtout utilisée en cas d’affection hépatique et les affections de bouche et de gorge et pour ses propriétés astringentes aussi bien que voie interne que par voie externe.

 

Utilisations : 

Infusion :
30 g à 50 g de feuilles ou sommité fleuries par litre d'eau bouillante et laisser en infusion un 1/4 h. Prendre deux ou trois tasses (voire plus selon les cas) par jour en dehors des repas. 

Infusion légère agréable utilisée en guise de thé 10 à 12 g de feuille pour ½ l d’eau bouillante. Infuser 10 mn

 

Mélange contre la lithiase biliaire (A. Pick) :
Aigremoine 50 g
Marrube 50 g
Racine rhubarbe 25 g
Racine bugrane
25 g
Une c. à café de mélange dans une tasse d’eau bouillante. Infuser 5 mn.
Prendre une tasse le matin à jeun et une le soir.

 

20 gr de parties aériennes fleuries d'aigremoine
20 gr de feuilles de cassis
20 gr de  feuilles d'olivier

40 gr du mélange dans un litre d'eau bouillante ; laisser infuser 10 mn. Prendre le litre en fois entre les repas, en cure de 21 jours. Pour l'hypertension et diabète. 

Décoction :
Faire bouillir pendant quelques minutes 50 g de feuilles (ou de sommités fleuries) d'aigremoine dans un litre d'eau et laisser macérer 10 mn. Prendre à cuillerées plusieurs fois par jour. 

Usage externe:
Préparer une décoction concentrée en faisant cuire 100 gr de feuilles sèches dans un litre d'eau et laisser réduire à trois quarts. Ajouter deux cuillerées de miel (on peut aussi ajouter une c. à café de vinaigre de cidre ou de citron) et employer en gargarismes contre les affections de la bouche et de la gorge. L'usage quotidien prévient les maux de gorge et les angines en particulier. Cette décoction peut servir aussi au lavage des plaies. 

Teinture :
Laisser macérer pendant 10 jours 30 g de sommités fleuries émiettées dans 150 g d'alcool à 60°. Filtrer.
20 gouttes 2 fois par jour dans un demi-verre d’eau. 

Vin :
Laisser macérer pendant 10 jours 50 g de feuilles dans un litre de vin rouge. Filtrer et prendre 3 à 4 petits verres par jour. 

Usage externe : Faire cuire 200 g de feuilles sèches pendant quelques minutes dans un litre de vin rouge et laisser en infusion jusqu'à refroidissement. Employer pour laver les ulcères, les varices et toutes les plaies. (H. Leclerc). 

Cataplasme :
Faire cuire à feux doux un mélange en parties égales de vinaigre de cidre, de son et de feuilles d'aigremoine jusqu'à consistance pâteuse.

Appliquer chaud sur les contusions et foulures, 3 fois par jour.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales