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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 21:15

http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/paquerette.jpg

Non latin : Bellis perennis
Famille : astéracées

Autre noms : petite marguerite, fleur de Pâques, magriette, margueritelle, margriette, fleur de pâturage.  

Composition : acides (malique, tartrique, oxalique, tanique, acétique), résine, saponine, huile essentielle, mucilage, inuline, acide ascorbique. 

Mise en Garde : elle peut provoquer des allergies. Elle peut augmenter l’effet de certains anticoagulant type warfarine, si elle prise simultanement.  

Parties Utilisées : fleurs, feuilles, suc
Récolte : au printemps
Floraison : Mars à Décembre

 

Propriétés :

Anti-bactérienne
Anti-inflammatoire
Antispasmodique
Antitussive
Calmante
Cicatrisante
Diurétique
Dépurative
Emolliente
Expectorante
Fébrifuge
Hypotensive
Laxative
Résolutive
Sudorifique
Tonique/stimulante
Vulnéraire 

Indications :

Angines
Artériosclérose
Asthme
Bronchites
Dermatoses
Goutte
Gravelle
Hydropisie
Hypertension
Ictères
Insomnies
Insuffisances hépatique et rénales
Laryngite
Maux de tête
Œdèmes
Pleurésie
Surmenage
Rhumatismes
Toux 

Usages externes :

Abcès
Contusions
Dermatoses
Ecchymoses
Entorses
Furoncles
Plaies
Torticolis
Ulcères
 
 

La pâquerette est une très petite plante de 5 à 15 cm à souche vivace commune dans presque toute l'Europe, en Afrique du Nord et en Asie occidentale.
On la trouve dans les bois et les prés, sur les talus et dans les clairières, au bord des champs et des chemins et dans les pâturages jusqu'à 2 400 m d'altitude.
En France, on en trouve plusieurs espèces, certaines annuelles (région méditerranéenne), les autres vivaces.
Tout le monde connais cette petite plante son nom de pâquerette lui viens de ce que elle fleurit au moment de pâque, son nom latin lui viens de joli fleurs qui fleurit toute l’année, effectivement c’est l’une des rares plantes à fleurir une grande partie de l’année.
Il existe des variétés doubles qui servent à orner les massifs. 

J’emplois surtout la pâquerette pour les problèmes respiratoires en association avec des plantes comme thym, mauve, guimauve, lavande, bouillon blanc, hysope, pied de chat, coquelicot et serpolet.
Je prépare une huile de pâquerette pour les contusions, ecchymoses et dermatoses. Avec cette huile on peut préparer une crème pour des soins de beauté. 

De nos jours, la pâquerette n’est guère utilisée en phytothérapie, encore une plante médicinale tombée dans l’oublie. C'est surtout l'homéopathie qui recourt encore à elle en préconisant la teinture de bellis perennis pour nettoyer et guérir les plaies, contre les luxations, les panaris, la furonculose, les vertiges et les courbatures.

Ce sont ses fleurs et feuilles que l'on utilise. La pâquerette semble être passée à peu près inaperçue des médecins de l'Antiquité et du moyen âge et ne s'être fait une place en thérapeutique qu'à partir des XVe et XVIe siècle. Elle a joui alors d'une excellente réputation. On l'utilisait comme vulnéraire, émolliente, dépurative et diurétique.

Dans les campagnes la pâquerette était utilisée comme dépurative au début du printemps, dans les affections rhumatismales, l'hydropisie, la gravelle, sudorifique, contre les affections des voies respiratoires, contre diverses dermatoses (l’eczéma dartreux, dartres, etc.), les règles douloureuses ou trop abondantes, les maux de tête. La pâquerette favorise la réabsorption des ecchymoses et des contusions et elle accélère la guérison des plaies, des furoncles et des ulcères.

Les feuilles fraîches, mâchées, guérissaient les aphtes et les ulcérations de la bouche et une infusion de fleurs séchées aidait à combattre l'hypertension.

Les feuilles peuvent se consommées en salade ou cuites, elles excitent doucement la muqueuse intestinale et combattent efficacement les constipations opiniâtres.

La pâquerette est aussi employée en cosmétique pour ses vertus apaisantes.

Certaines recherches indiqueraient que la pâquerette pourrait ralentir le développement des tumeurs du sein.

 

Utilisations : 

Infusion :
30 à 50 g de fleurs et feuilles de pâquerette  par litre. Infuser 10 mn.
Boire 2 à 3 tasses. 

Décoction :
En usage externe : 100 à 150 g de fleurs et feuilles de pâquerette pour un litre d’eau, bouillir 5 mn, infuser 10 mn.
En compresse comme vulnéraire sur les plaies, les abcès furoncles.

Gargarisme ou bain de bouche décoction avec 30 à 40 g de feuilles et fleur en cas d’inflammations bucco-pharyngées. 

Cataplasme :
Les feuilles fraîches, soigneusement lavées, peuvent être appliquées directement sur les plaies et les blessures, en cas de coups, contusions et ecchymoses. 

Alcoolature :
Mettre 100 g de feuilles et fleurs de pâquerette dans 100 g d’alcool à 95°.
Laisser macérer 2 à 3 semaines, filtrer.
En interne 20 gttes deux à trois fois par jour dans un demi-verre d’eau.
Externe 60 gttes dans verre d’eau tiède, en compresses. 

Teinture :
Faire macérer 30 g de feuilles et fleurs de pâquerette  dans 150 g d'alcool à 60°, pendant 10 jours.
Prendre 20 gouttes, deux à trois fois par jour dans un demi-verre d’eau. 

Huile :
Faire macérer 750 g de fleur de pâquerette dans 500 ml d'huile végétale.
Pour diverse dermatoses (eczéma, vitiligo, etc.). Et en cas de coups et entorses. 

Vin :
Faire macérer pendant 48 h, 50 g de fleurs et feuilles fraîches de pâquerette dans un litre de bon vin blanc.
Boire un verre le matin à jeun comme diurétique en cas d’œdèmes des jambes et des chevilles et de rhumatisme.
En lotion ou compresses contre les coups et blessures.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales