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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 21:24

http://img15.hostingpics.net/pics/708529pissenlit.jpg

Non latin : Taraxacum officinale, Taraxacum dens-leonis
Famille : Astéracées

Autre noms : dent de lion, pissenlit dent de lion, cochet, coq, groin de porc, chicorée, laiteron (par confusion), liondent, florion d’or, florin d’or, chopine, couronne de moine, tête de moine, tête de moineau, laitue de chien, salade de taupe. 

Composition : taraxine, inuline (racine), vitamines (A, B, C), minéraux (calcium, potassium, fer, magnésium, phosphore, silice, sodium, soufre, manganèse), carotène, acide folique, acides gras, alcaloïdes, stérols, etc… 

Mise en Garde : Allergie aux astéracées, au latex, contre indiquée en cas obstruction biliaires, attention en cas de calculs biliaires. 

Parties Utilisées : feuilles, racines, fleurs.
Récolte : les feuilles de  mars à mai, les racines au printemps (2% d’inuline) ou à l’automne (40% d’inuline).
Floraison : Avril à Octobre. (Voir de mars à novembre)

 

Propriétés :

Tonique amer
Antidiabétique (racine récolter à l’automne)
Apéritif, Stomachique
Draineur hépato-biliaire, cholagogue, cholérétique
Dépuratif
Diurétique azoturique
Antiscorbutique
Circulatoire
Laxatif léger 

Indications :

Angiocholite chronique
Congestion et insuffisance hépatique, ictère
Lithiases biliaire et rénale
Hypercholestérolémie
Athéromatose
Dermatoses des hépatiques, dartres, eczéma, acné, furonculose, psoriasis
Rhumatismes, goutte, gravelle
Azotémie
Oliguries, insuffisances rénales
Constipation, entérocolites
Troubles circulatoires (cyanose, varices, hémorroïdes)
Anémies, asthénie
Scorbut, pyorrhée
Obésité
Cellulite
Phéthore

Usages externes :

Taies de la cornée
Verrues
Taches de rousseur

 

 

Inutile de décrire le pissenlit qui n’a pas étant enfant soufflé sur les aigrettes de pissenlit ? Ou avec sa tige florale creuse, fait des « sifflets » ?
 Le pissenlit est une vivace très  commune. Répartie dans toute l'Europe et les régions tempérées du globe, elle est commune dans les prairies humides, les endroits incultes, les bois clairs, les prés et les terrains cultivés, etc...

C'est une plante très polymorphe, même certains botanistes en décrivent plus de 2000 espèces.  Mais laissons les botanistes dans ce dédale inextricable, pour les herboristes les pissenlits possèdent les mêmes propriétés médicinales.
 Datant du XVIe siècle, le nom de pissenlit viendrait du latin vulgaire pissiare : pisser, rappelant ses propriétés diurétiques.
 Son nom de Taraxacum, selon certains, aurait été crée par les apothicaires de la fin du Moyen Age et dérivrait de l’arabe Tarakhchakon qui semblerait désigné une chicoracée : le laiteron.
Pour d’autres, il viendrait du grec Taraxis : troubles de la vue et Akos : remède ou autre hypothèse Taraxacum dériverait du grec Taraché : trouble et Akéomai : guérir dans les deux cas l’étymologie rappelle les propriétés ophtalmologiques de la plante effectivement  le latex du pissenlit était sensé guérir les affections oculaires.
 Son appellation de dents de lion vient du faite que la morphologie de la découpe quasi héraldique de certaines de ses feuilles.

Le pissenlit ne semble pas avoir été connu dans l'Antiquité mais au XVIe siècle on  lui reconnaît de nombreuses vertus, en particulier des propriétés cholérétiques et diurétiques.
On le classe dans les diurétiques  « froids » avec la chicorée, le  fraisier,  le nénuphar et  l’oseille. Les diurétiques « chauds » sont quand à eux l’ache,  le  fenouil, l’oignon et le persil.

Les feuilles de pissenlit sont antirhumatismales, diurétiques, stomachiques et cholagogues.
La racine de pissenlit est connue pour ses propriétés diurétiques, cholérétiques et stomachiques. Elle stimule les fonctions hépatiques et biliaires, régularise le transit intestinal : on recommande son utilisation contre la constipation. La racine est encore employée pour faciliter les fonctions d'élimination de l'organisme, notamment l'élimination rénale de l'eau.
La racine et la feuille de pissenlit sont traditionnellement utilisées pour faciliter l'élimination de la bile et faciliter la digestion, ainsi que dans le traitement des rhumatismes chroniques, de la goutte et de l'eczéma.
De plus, le pissenlit est préconisé comme tonique général dans les cures de printemps.
L’amertume des feuilles atteint son maximum au printemps, celle de la racine en juillet aout. L’inuline est contenue dans la racine la teneur en inuline passe de 2% au printemps et jusqu’ à 40 % en automne. Donc pour les propriétés anti- diabétique, il est préférable d’employer la racine récoltée en automne. 

En cosmétique, les extraits de feuille de pissenlit sont conseillés pour leurs activités régénérantes, reminéralisantes, adoucissantes et anti-oxydantes.
Les extraits de racine de pissenlit ont des propriétés anti-oxydantes et hydratantes qui leur valent d'être un actif anti-âge apprécié. Ils sont en outre purifiants, rafraîchissants et tonifiants. Leur teneur élevée en inuline leur confère un pouvoir adoucissant.
En lotion, le pissenlit était traditionnellement utilisé comme un véritable dépuratif de la peau, destiné à éclaircir le teint et revigorer les peaux ternes. Le liquide blanc de la tige était employé pour atténuer les taches de rousseur. On a fait entrer son pollen dans la composition de crèmes rajeunissantes.

En cuisine, les feuilles font de très bonnes salades au printemps et d'excellents épinards à l'automne. Les racines torréfiées ont été jadis employées comme succédané de la chicorée, et les racines jeunes se mangent également en légume.
En Franche Comté on confectionne une confiture de ses fleurs épanouies : la Cramaillotte ou Miel de pissenlit. 

Utilisations : 

Décoction :
30 à 60 g de feuilles ou de racines (ou les deux en part égale) pour un litre d’eau. Bouillir 10 mn. Infuser 10 à 15 mn.
3 tasses par jour avant les repas.

Ainsi on fait une décoction des feuilles si l’on a besoins que des propriétés spécifiques à la feuille ou de racines si ce sont les propriétés spécifiques à la racine que l’on recherche.
Et un mélange à part égale de feuilles et de racines sont ont désire bénéficier de l’ensemble de l’activité des feuilles et racines.
 

Suc de la racine récoltée en automne :
Suc de racines fraiches 100 g
Alcool à 90° 18 g
Glycérine 15 g
Eau distillée 17 g
1 ou 2 c. à soupe par jour (Brissemoret).
 
 

Latex :
Contre les verrues 
 

Eau distillée de pissenlit :
Contre les taches de vieillesse (Tragus).

Lotion au pissenlit :
Mettre 80 g environ  de fleurs un litre d'eau, faire bouillir, passez le liquide. Lotionnez votre visage, toujours le soir.
 

Sirop de pissenlit Clotilde de Boisvert :
300 g de fleurs de pissenlits
1 kg de sucre
Citron

Lavez les fleurs, les jetez-les dans un litre d'eau froide. Amenez doucement à ébullition et, au premier bouillon, enlever du feu. Laisser infuser une nuit. Le lendemain, versez la préparation dans une étamine pour récupérer le jus en exprimant. Pesez le liquide extrait, mettez même poids de sucre et le jus de citron. Mélangez, faites cuire à petits frémissements à découvert 45 minutes. Mettre en bouteilles à chaud, bouchez immédiatement. Conserver debout.
 

Vin fébrifuge de Nemnich :
Faire macérer, 40 à 60 g de racine dans un litre de vin blanc pendant 15 jours.
Ce vin était préconisé  comme fébrifuge dans les fièvres intermittentes.
 

Vin de pissenlit Clotilde de Boisvert:
Ingrédients pour un fût de 10 litres :
4 litres de fleurs de pissenlit
4 litres d'eau
1 kilo 3/4 de sucre
4 cm de rhizome de gingembre
1 zeste d'orange
1 zeste de citron
1 cuillerée à soupe de levure de bière
1 petite tranche de pain

Versez l'eau bouillante sur les fleurs et laissez macérer trois jours, à couvert, en remuant de temps en temps.
Passez le liquide et faites-le bouillir 30 minutes en ajoutant le sucre, les zestes et le gingembre en morceaux.
Le liquide refroidi, placez-le dans une grande jarre et posez dessus le morceau de pain sur lequel vous aurez étalé la levure.
Couvrez et laissez fermenter.
Lorsque le vin a cessé de bouillir, mettez-le dans un petit fût, bien fermé et attendez trois mois avant de le mettre en bouteilles.
C'est un vin apéritif, dépuratif et tonique, qui est presque aussi bon que le xérès.
 

Confiture de pissenlit Clotilde de Boisvert :
Fleurs de pissenlit
Eau
Sucre
Citron

Cueillez des fleurs de pissenlit alors qu'il n'a pas plu durant les 3 derniers jours. Mettez-les dans un récipient de terre et versez de l'eau en les recouvrant. Laissez-les macérer la nuit entière. Passez-les en exprimant. Mettez dans une bassine à confitures le même poids de jus et de sucre et le jus d'un demi-citron.
Faites bouillir 45 minutes et mettez en pots.
Excellent "miel" de pissenlit délicieux pour parfumer yaourts, fromages blancs, compotes etc. Les vertus cholagogues du pissenlit sont conservées dans cette confiture.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales