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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 18:15
http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/bourseapasteur.jpg

Nom latin : Capsella bursa pastoris
Famille : Brassicacées
Autres noms :capselle, bourse à berger, bourse de capucin, bourse à Judas, malène à berger, malette, malette à berger, molette, molette de berger, millefleurs, moutarde sauvage, moutarde de Mithridate, tabouret, thlaspi. 
Composition : bursine, huile essentielle, choline, acétylcholine, tanin, une substance comparable à la tyramine.
 
Mise en garde : Contre indiquée pendant la grossesse, la capselle étant un tonique utérin. 
 
Parties utilisées : plante entière sans racine de préférence fraîche
Récolte : Pendant la floraison et avec les fruits
Floraison : Mars à Novembre
 
Propriétés :
Astringente
Hémostatique
Tonique vasculaire
Antiépileptique
Draineur utérin
Régulateur du flux menstruel (H. Leclerc)
Hypotensive
Anti-inflammatoire
 
Indications :
Métrorragie
Régularise les règles et les rend moins douloureuses
Diarrhée
Varices
Hématuries, hémoptysies, hémophilies
Hémorroïdes
Artériosclérose
Hypertension
Inflammation des muqueuses (respiratoires, digestives, urinaires)
 
Usages externes :
Saignements nasales
Coups
Blessures
 
 
La bourse à pasteur ou capselle est une plante très commune qui fleurit quasi toute l’année de mars à novembre environ. On la trouve un peu partout, sur les terrains cultivés ou non, au bord des chemins, les prairies, dans les endroits plutôt secs mais parfois même dans des endroits humides. Elle est peu exigeante sur la nature du sol et on peut la trouvée jusqu'à 3000 m d’altitude. Ses petites fleurs blanches aux 4 pétales en croix, la font classées parmi l’ancienne famille des crucifères qui est actuellement devenue les brassicacées. C’est donc une proche cousine du chou, du radis, du cresson et la moutarde. Ces fleurs font place très vite à ces fruits caractéristiques en forme de cœur aplati qui lui ont valu les noms de bourse à pasteur, bourse à berger, bourse de capucin par similitude avec les bourses en cuir des bergers du temps jadis, ces dernières ayant le même aspect.
Son nom de Capsella vient du latin Capsa qui veut dire boite toujours à cause de la forme de ses fruits et Bursa pastoris  parce que le fruit est en forme de bourse de berger comme il a été dit plus haut, bien sur dans ce cas précis pastoris qui veut dire pasteur celui qui fait paitre le troupeau c'est-à-dire le berger.
Mais la relation de la capselle avec le berger ne semble pas s’arrêter là puisque d’après un article écrit par M. Drion et cité par le Dr H. Leclerc : une femme souffrant d’une métrorragie abondante qu’un berger guéri en lui faisant prendre un remède qu’il appliquait  pour soigner les hémorragies utérines de ses brebis, qui consistait à leurs faire avaler une cuillerée à café de suc de capselle toutes les heures. Ainsi dès les premières cuillérées l’hémorragie cessa et le lendemain la malade était complémente guérie.
 La capselle ou bourse à pasteur semble  inconnue des Grecs et des Romains, les anciens la confonde avec d’autres espèces voisines et notamment avec les Thaspi. C’est au Moyen Age que l’on commence à entrevoir les propriétés médicinales, mais là encore il existe encore une confusion avec la renouée des oiseaux sous le nom de Sanguinaire.
Son emploi initial était de combattre les hémorragies. Ainsi au XVIe siècle, Matthiole la préconise-t-il contre les crachements de sang, les règles trop abondantes, sur les plaies fraîches et les inflammations. On a aussi vu utiliser la bourse à pasteur dans les problèmes arthritiques. Délaissée, elle eut un succès soudain pendant la première guerre mondiale où ses rôles astringents et hémostatiques lui valurent de remplacer seigle ergoté et hydrastis qui faisaient défaut.
De la bourse à pasteur, on utilise traditionnellement la partie aérienne récoltée toute l'année avec fleurs et graines, mais les jeunes plants seraient plus actifs ou le suc frais. Comme presque toutes les plantes appartenant à la famille des brassicacées, il est préférable de l’utilisée fraîche.
C’est surtout pour ses propriétés hémostatiques que l’on utilisera la bourse à pasteur.
Les jeunes rosettes de capselle sont bonnes en salade. On en a fait un vin tonique.
Utilisations : 
 
Infusion :
30 à 50 g de bourse à pasteur pour litre d’eau bouillante. Infuser 15 mn.
Recommander par le Dr.H. Leclerc chez les femmes en cas de métrorragie à la puberté et à la ménopause. Une tasse toute les heures et en générale à la 2ème tasse l'hémorragie s'arrête.
 
100 g de bourse à pasteur fraîche pour un litre d'eau bouillante. Infuser 2 h
Boire le litre dans la journée (P. Fournier)

Douleurs menstruelles (Dr. Valnet) :
Mélange de
1 cuillerée à café d'armoise
1 cuillerée à café de bourse à pasteur
1 cuillerée à café de matricaire
Infuser dans 3 tasses à thé d'eau bouillante.
À prendre dans la journée 48 heures avant les règles.

Décoction :
30 à 50 g de bourse à pasteur pour un litre d’eau, bouillir 10 mn. Infuser 15 mn.
  Mettre cette décoction, dans le nez à l'aide d'un coton-tige cas de saignements nasals (on peut prendre le suc de bourse à pasteur).
  Pour les coups, blessures laver avec la décoction et ensuite appliquer en compresse.
  Prendre la décoction en cure de 21 jours, en cas de troubles circulatoires (varices, hémorroïdes, artériosclérose, hypertension), inflammation des muqueuses (respiratoires, digestives, urinaires). A raison de 2 à 3 tasses par jour. Cesser 2 semaines et reprendre à nouveau pendant 21 jours.
  Au printemps faire une cure de 10 jours de cette décoction, boire 2à 3 tasses par jour. 
 
Dysménorrhées (Dr. Valnet) :
Bourse à pasteur 50 g
Armoise 50 g
Bouillir 5 mn
Boire un verre dès les premières douleurs et un second une heure après.
 
Vin :
vin tonique Clothilde Boisvert :
Ingrédients
1 litre de vin
60g de plante
faire bouillir 10 minutes.
3 verres à Bordeaux par jour.
Pendant une semaine.

Faire macérer 200 gr de bourse à pasteur dans un litre de vin rouge ou blanc pendant 8 jours. Passer en exprimant.
Prendre une c. à soupe toutes les heures pour régulariser les règles et les rendre moins douloureuses.
Ce même vin prit en cure de 21 jours à raison de 2 à 3 c. à soupe par jours, en cas de troubles circulatoires (varices, hémorroïdes, artériosclérose, hypertension), inflammation des muqueuses (respiratoires, digestives, urinaires).
Cesser 2 semaines et reprendre à nouveau pendant 21 jours.
 
Laisser macérer pendant 10 jours 180 g de plante fraîche hachée dans 1 l de vin blanc. Prendre une cuillerée toutes les deux heures ou une petite tasse 3 ou 4 fois par jour.
 
 Compresse :
En cas de fièvre intermittente, dès les premiers symptômes, frissons, lassitude, coucher le malade, bien le couvrir.
Piler de la bourse à pasteur fraîche si possible, mélanger avec des feuilles de plantain dans une c. à soupe de vinaigre et grosse pincée de sel. Applications sur les poignets entre 2 gazes. Renouveler si la fièvre réapparaît. 
 
Teinture :
Laisser macérer pendant 10 jours 20 g de bourse à pasteur sèche  dans 80 g d'alcool à 60°.
Mettre une c. café dans un verre d’eau.
4 ou 5 fois par jour. Contre les métrorragies, commencer la cure 10 jours avant les règles.

Poudre :
 
Piler au mortier une certaine quantité de plantes sèches jusqu'à ce que l'on obtienne une poudre très fine. Prendre une demi à une cuillerée à café 2 ou 3 fois par jour.
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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:14
http://img11.hostingpics.net/pics/314425Filipendulaulmaria.jpg

Non latin :
Filipendula ulmaria, Spiraea ulmaria
Famille : Rosacées
Autres noms : Fleur des abeilles, herbe aux abeilles, herbe de chèvre, barbe de chèvre, barbe de bouc, pied de bouc, vignette, spirée, ulmaire, belle des près, herbe du pauvre homme, ormière, ormère, grande potentille, filipendule. 
 
Composition : tanins (racines et feuilles), hétérosides (spiréosides, rutoside, hypérosides), salicylate de méthyle, aldéhyde salicylique.

Mise en garde : contre indiquée en cas allergie ou sensibilité aux dérivés salicylés.

Parties Utilisées : fleurs, sommités fleuries, feuilles, racines, plante entières.
Récolte : Pendant la floraison
Floraison : Juin à Août
 
Propriétés :
Anti-inflammatoire
Antalgique
Astringente (feuille et racine)
Cholérétique
Diurétique (élimine l’urée, l’acide urique, les chlorures)
Fébrifuge
Sudorifique
Tonique du cœur et gastrique
Sédative, somnifère
Vulnéraire
 
Indications : 
Artériosclérose
 Diarrhée
Cellulite
Hydropisie, œdèmes, oliguries, hydarthrose, ascite, etc.…
Lithiases urinaires
Insuffisance biliaire
Arthritisme, rhumatismes, gouttes
 
Usages externes :
Détersive
Cicatrisant
 
 
 
Voici la reine des près, une plante que j’apprécie à tout point de vue, autant pour ses propriétés médicinales que pour sa beauté et son parfum. C’est à partir du mois de juin jusqu'au  mois d'août, que la reine des prés laisse apparaître ses grappes de fleurs d’un blanc crème qui semblent formées des petits nuages qui se balancent au gré du vent. Les fleurs exaltent un parfum d’amande amère des plus agréables quand on les froisse entre les doigts. Et chaque année je me languis de retrouver ma chère reine des près. On la rencontre communément en Europe, en Asie centrale et septentrionale et en Amérique du Nord. C’est surtout dans les zones humides que vous aurez le plus de chance de la rencontrer : les prairies humides, le long de certaines lisières de bois  frais, les berges, le longs de cours d’eau où  parfois elle forme de jolie colonie. Mais elle se montre plus rare en région méditerranéenne.
Son nom de Filipendula vient du latin qui veut dire suspendu à un fil et fait allusion aux tubercules suspendus aux racines grêle de la filipendule commune (
Filipendula vulgaris). Son autre nom de Spiraea viendrait selon certains du grec speireia qui désignait un arbrisseau aux rameaux flexibles, mais pour d’autres Spiraea viendrait du latin qui veut dire spirée car ses fruits sont des petites boules vertes spiralées.
Quand à Ulmaria il dérive du latin Ulmus c'est-à-dire l’orme, car les feuilles de l’ulmaire ont une vague ressemblance avec les feuilles d’orme.

Malgré ses noms d'herbe aux abeilles ou fleur aux abeilles, elle ne contient pas de nectar, mais les abeilles sont friandes de son pollen.

 On ne trouve pas trace de l'utilisation médicinale de la reine des prés avant le XVIIIe siècle.  Au XVIe siècle, la reine des près se confond avec l’autre barbe de bouc (Aruncus dioicus) et la filipendule commune (filipendula vulgaris), d’où la difficulté de suivre son histoire pendant cette période.
Ainsi au XVIIIe siècle, on commence à entrevoir la distinction entre les différentes plantes et ses utilisations médicinales. Et on l’utilise notamment pour hydropisie et les rhumatismes.
Ensuite la liste s’élargie, la reine des près est conseillée contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, sur les ulcères ou les plaies.
Mais elle retombe dans l’oublie au XIXe siècle et c’est sous l’impulsion du curé de Trémilly, qui prouve ses vertus contre l'hydropisie qu’elle retrouve ses lettres de noblesse.
Depuis, des propriétés importantes de la plante ont été mises en valeur comme son rôle important dans l'élimination de l'eau dans les tissus, son action de resserrement des tissus, sa faculté à absorber les toxines, agent de la formation de la cellulite ou des rhumatismes, sa faculté à calmer les névralgies, les migraines.
A l'instar du saule, la spirée renferme des composés salicyliques, ceux-là mêmes qui ont donné naissance à l'aspirine, d’ailleurs le nom d’aspirine serait un dérivé de a et de spirée. La reine des près, comme le saule  sont « l’aspirine végétal » et je rajouterai en ayant les avantages de l’aspirine et mais pas ses inconvénients.  

J’utilise  surtout les sommités fleuries de la reine des près qui associent les fleurs et les feuilles (car c'est dans les feuilles que le tanin est contenue) pour ses propriétés diurétiques pour éliminé l’acide urique, les œdèmes, en cas de cystite en association avec des plantes  désinfectantes Et en cas de cellulite.
Je la mets aussi à profit son coté antalgique en cas de rhumatismes et de migraines.
Elle fait aussi parties de mes mélanges pour les états grippaux et divers refroidissements puisque qu'elle est sudorifique et fébrifuge.
J’ai obtenue aussi de bon résultat en cas de gastrites surtout notamment lorsqu’il faut traiter un excès d’acidité gastrique, elle réduit l’acidité gastrique et pour ce faire je l’associe à la feuille de cassis et à la fleur de matricaire.
Pour traiter les diarrhées c’est aux feuilles qu’il faut faire appelle.     
    
 
Utilisations :
 
Infusion : 
40 à 50 g de fleurs ou sommités fleuries pour un litre d’eau.
Faire bouillir l’eau, attendre que la température soit à 80° à 90° et verser sur les fleurs ou sommité fleuries et laisser infuser à couvert pendant 15 mn.
3 à 4 tasses par jour.
On procède de cette manière car si l’eau est bouillante, elle entraine le salicylate de méthyle de la plante et on perd ainsi une partie des principes actifs de la plante.
Si c’est les propriétés astringentes que l’on désire on utilisera soit les feuilles ou racine à la même dose 40 à 50 g par litre, cas de diarrhée par exemple.
Mais c’est surtout les sommités fleuries que l’on utilise en herboristerie.
Infusion diurétique pour l’éliminer l’acide urique (Dr Valnet) :
Sommités fleuries d’ulmaire 50 g
Feuilles de frêne 50 g
Feuilles de cassis 50 g
50 g du mélange pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn
Boire 3 à 4 tasses par jour.

Alcoolature :
1 à 2 c. à café par jour.

Sirop :
100 g de fleurs pour un litre d’eau. Infuser 10 à 12 heures.
Filtré et ajouter 1500 g de sucre.
Prendre 3 ou 4 c. à soupe par jour.

Vin :
Faire macérer 60 g de fleurs (de préférence fraiche) dans un litre de vin blanc pendant 10 jours. Filtrer
Prendre 2 à 3 verres à bordeaux par jour, avant les repas comme sudorifique et diurétique.
 
Pour un vin astringent et tonique mettre 125 g de plante entière dans un litre de vin rouge amener à ébullition retirer du feu et laisser macérer jusqu'à complet refroidissement..

Cataplasme :
Verser un peu d’eau bouillante sur une certaines quantité de fleurs, laisser infuser.
Appliquer chaud pour soulager les douleurs rhumatismales.

Feuilles fraîches sur coupures, brulures, ulcères.

Vinaigre de fleurs Clotilde de BOISVERT :
Ingrédients
100 g de fleurs de sureau,
100 g de pétales de rose rouge,
100 g de fleurs de reine des prés,
100 g de fleurs d'acacia,
100 g de fleurs de mélilot
Ces fleurs peuvent être sèches ou fraîches selon la saison où l'on veut préparer le vinaigre. On les met à macérer dans deux litres de fort vinaigre et cela pendant quinze jours. Ensuite on filtre et l'on met en flacons bien bouchés.
Deux cuillerées à bouche par litre d'eau tiède pour lotionner le visage après les ablutions du soir.
La meilleure des eaux de beauté
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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 21:24

http://img15.hostingpics.net/pics/708529pissenlit.jpg

Non latin : Taraxacum officinale, Taraxacum dens-leonis
Famille : Astéracées

Autre noms : dent de lion, pissenlit dent de lion, cochet, coq, groin de porc, chicorée, laiteron (par confusion), liondent, florion d’or, florin d’or, chopine, couronne de moine, tête de moine, tête de moineau, laitue de chien, salade de taupe. 

Composition : taraxine, inuline (racine), vitamines (A, B, C), minéraux (calcium, potassium, fer, magnésium, phosphore, silice, sodium, soufre, manganèse), carotène, acide folique, acides gras, alcaloïdes, stérols, etc… 

Mise en Garde : Allergie aux astéracées, au latex, contre indiquée en cas obstruction biliaires, attention en cas de calculs biliaires. 

Parties Utilisées : feuilles, racines, fleurs.
Récolte : les feuilles de  mars à mai, les racines au printemps (2% d’inuline) ou à l’automne (40% d’inuline).
Floraison : Avril à Octobre. (Voir de mars à novembre)

 

Propriétés :

Tonique amer
Antidiabétique (racine récolter à l’automne)
Apéritif, Stomachique
Draineur hépato-biliaire, cholagogue, cholérétique
Dépuratif
Diurétique azoturique
Antiscorbutique
Circulatoire
Laxatif léger 

Indications :

Angiocholite chronique
Congestion et insuffisance hépatique, ictère
Lithiases biliaire et rénale
Hypercholestérolémie
Athéromatose
Dermatoses des hépatiques, dartres, eczéma, acné, furonculose, psoriasis
Rhumatismes, goutte, gravelle
Azotémie
Oliguries, insuffisances rénales
Constipation, entérocolites
Troubles circulatoires (cyanose, varices, hémorroïdes)
Anémies, asthénie
Scorbut, pyorrhée
Obésité
Cellulite
Phéthore

Usages externes :

Taies de la cornée
Verrues
Taches de rousseur

 

 

Inutile de décrire le pissenlit qui n’a pas étant enfant soufflé sur les aigrettes de pissenlit ? Ou avec sa tige florale creuse, fait des « sifflets » ?
 Le pissenlit est une vivace très  commune. Répartie dans toute l'Europe et les régions tempérées du globe, elle est commune dans les prairies humides, les endroits incultes, les bois clairs, les prés et les terrains cultivés, etc...

C'est une plante très polymorphe, même certains botanistes en décrivent plus de 2000 espèces.  Mais laissons les botanistes dans ce dédale inextricable, pour les herboristes les pissenlits possèdent les mêmes propriétés médicinales.
 Datant du XVIe siècle, le nom de pissenlit viendrait du latin vulgaire pissiare : pisser, rappelant ses propriétés diurétiques.
 Son nom de Taraxacum, selon certains, aurait été crée par les apothicaires de la fin du Moyen Age et dérivrait de l’arabe Tarakhchakon qui semblerait désigné une chicoracée : le laiteron.
Pour d’autres, il viendrait du grec Taraxis : troubles de la vue et Akos : remède ou autre hypothèse Taraxacum dériverait du grec Taraché : trouble et Akéomai : guérir dans les deux cas l’étymologie rappelle les propriétés ophtalmologiques de la plante effectivement  le latex du pissenlit était sensé guérir les affections oculaires.
 Son appellation de dents de lion vient du faite que la morphologie de la découpe quasi héraldique de certaines de ses feuilles.

Le pissenlit ne semble pas avoir été connu dans l'Antiquité mais au XVIe siècle on  lui reconnaît de nombreuses vertus, en particulier des propriétés cholérétiques et diurétiques.
On le classe dans les diurétiques  « froids » avec la chicorée, le  fraisier,  le nénuphar et  l’oseille. Les diurétiques « chauds » sont quand à eux l’ache,  le  fenouil, l’oignon et le persil.

Les feuilles de pissenlit sont antirhumatismales, diurétiques, stomachiques et cholagogues.
La racine de pissenlit est connue pour ses propriétés diurétiques, cholérétiques et stomachiques. Elle stimule les fonctions hépatiques et biliaires, régularise le transit intestinal : on recommande son utilisation contre la constipation. La racine est encore employée pour faciliter les fonctions d'élimination de l'organisme, notamment l'élimination rénale de l'eau.
La racine et la feuille de pissenlit sont traditionnellement utilisées pour faciliter l'élimination de la bile et faciliter la digestion, ainsi que dans le traitement des rhumatismes chroniques, de la goutte et de l'eczéma.
De plus, le pissenlit est préconisé comme tonique général dans les cures de printemps.
L’amertume des feuilles atteint son maximum au printemps, celle de la racine en juillet aout. L’inuline est contenue dans la racine la teneur en inuline passe de 2% au printemps et jusqu’ à 40 % en automne. Donc pour les propriétés anti- diabétique, il est préférable d’employer la racine récoltée en automne. 

En cosmétique, les extraits de feuille de pissenlit sont conseillés pour leurs activités régénérantes, reminéralisantes, adoucissantes et anti-oxydantes.
Les extraits de racine de pissenlit ont des propriétés anti-oxydantes et hydratantes qui leur valent d'être un actif anti-âge apprécié. Ils sont en outre purifiants, rafraîchissants et tonifiants. Leur teneur élevée en inuline leur confère un pouvoir adoucissant.
En lotion, le pissenlit était traditionnellement utilisé comme un véritable dépuratif de la peau, destiné à éclaircir le teint et revigorer les peaux ternes. Le liquide blanc de la tige était employé pour atténuer les taches de rousseur. On a fait entrer son pollen dans la composition de crèmes rajeunissantes.

En cuisine, les feuilles font de très bonnes salades au printemps et d'excellents épinards à l'automne. Les racines torréfiées ont été jadis employées comme succédané de la chicorée, et les racines jeunes se mangent également en légume.
En Franche Comté on confectionne une confiture de ses fleurs épanouies : la Cramaillotte ou Miel de pissenlit. 

Utilisations : 

Décoction :
30 à 60 g de feuilles ou de racines (ou les deux en part égale) pour un litre d’eau. Bouillir 10 mn. Infuser 10 à 15 mn.
3 tasses par jour avant les repas.

Ainsi on fait une décoction des feuilles si l’on a besoins que des propriétés spécifiques à la feuille ou de racines si ce sont les propriétés spécifiques à la racine que l’on recherche.
Et un mélange à part égale de feuilles et de racines sont ont désire bénéficier de l’ensemble de l’activité des feuilles et racines.
 

Suc de la racine récoltée en automne :
Suc de racines fraiches 100 g
Alcool à 90° 18 g
Glycérine 15 g
Eau distillée 17 g
1 ou 2 c. à soupe par jour (Brissemoret).
 
 

Latex :
Contre les verrues 
 

Eau distillée de pissenlit :
Contre les taches de vieillesse (Tragus).

Lotion au pissenlit :
Mettre 80 g environ  de fleurs un litre d'eau, faire bouillir, passez le liquide. Lotionnez votre visage, toujours le soir.
 

Sirop de pissenlit Clotilde de Boisvert :
300 g de fleurs de pissenlits
1 kg de sucre
Citron

Lavez les fleurs, les jetez-les dans un litre d'eau froide. Amenez doucement à ébullition et, au premier bouillon, enlever du feu. Laisser infuser une nuit. Le lendemain, versez la préparation dans une étamine pour récupérer le jus en exprimant. Pesez le liquide extrait, mettez même poids de sucre et le jus de citron. Mélangez, faites cuire à petits frémissements à découvert 45 minutes. Mettre en bouteilles à chaud, bouchez immédiatement. Conserver debout.
 

Vin fébrifuge de Nemnich :
Faire macérer, 40 à 60 g de racine dans un litre de vin blanc pendant 15 jours.
Ce vin était préconisé  comme fébrifuge dans les fièvres intermittentes.
 

Vin de pissenlit Clotilde de Boisvert:
Ingrédients pour un fût de 10 litres :
4 litres de fleurs de pissenlit
4 litres d'eau
1 kilo 3/4 de sucre
4 cm de rhizome de gingembre
1 zeste d'orange
1 zeste de citron
1 cuillerée à soupe de levure de bière
1 petite tranche de pain

Versez l'eau bouillante sur les fleurs et laissez macérer trois jours, à couvert, en remuant de temps en temps.
Passez le liquide et faites-le bouillir 30 minutes en ajoutant le sucre, les zestes et le gingembre en morceaux.
Le liquide refroidi, placez-le dans une grande jarre et posez dessus le morceau de pain sur lequel vous aurez étalé la levure.
Couvrez et laissez fermenter.
Lorsque le vin a cessé de bouillir, mettez-le dans un petit fût, bien fermé et attendez trois mois avant de le mettre en bouteilles.
C'est un vin apéritif, dépuratif et tonique, qui est presque aussi bon que le xérès.
 

Confiture de pissenlit Clotilde de Boisvert :
Fleurs de pissenlit
Eau
Sucre
Citron

Cueillez des fleurs de pissenlit alors qu'il n'a pas plu durant les 3 derniers jours. Mettez-les dans un récipient de terre et versez de l'eau en les recouvrant. Laissez-les macérer la nuit entière. Passez-les en exprimant. Mettez dans une bassine à confitures le même poids de jus et de sucre et le jus d'un demi-citron.
Faites bouillir 45 minutes et mettez en pots.
Excellent "miel" de pissenlit délicieux pour parfumer yaourts, fromages blancs, compotes etc. Les vertus cholagogues du pissenlit sont conservées dans cette confiture.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 21:49
http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/armoise.jpg

Nom latin : Artemisia vulgaris
Famille : Astéracées
Autres noms : artémise, armoise citronnelle, remise, herbe de la Saint Jean, couronne de Saint Jean Baptiste, herbe de feu, herbe aux cent goûts, tabac de Saint Pierre, absinthe sauvage, ceinture de Saint Jean. 
Composition : huile essentielle (cinéole, thuyone), polyines, lactone sesquiterpénique, terpinéol, vitamines A, B et C.
 
Mise en garde : Pas usages prolongés ou de fortes doses car elle peut provoquée des troubles du système nerveux, des lésions rénales, hépatique et pulmonaire. Contre indiqué en cas de grossesse et d'allaitement car elle communique son amertume au lait.
Contre indiquée en cas d’allergie aux astéracées.
 
Parties utilisées : Sommités fleuries, feuilles, racines (peu utilisées, ancien remède contre l’épilepsie)
Récolte : feuilles de préférence avant la floraison, sommités fleuries pendant la floraison de juillet à août), racines en automne
Floraison : Juillet à septembre
 
Propriétés :
Emménagogue
Antispasmodique
Antiépileptique
Anti-inflammatoire
Tonique
Régulateur digestif, Digestive, Stimulant de l'appétit
Vermifuge
Vulnéraire
 
Indications :
Dyspepsies, Vomissements, Manque d'appétit, Troubles digestifs
Absence de règles
Trouble de la puberté (filles)
Épilepsies ou troubles épileptiformes des jeunes filles au moment de la puberté
Troubles nerveux
Névralgies lors de troubles menstruels
 
Usages externes :
Goutte
Rhumatisme
Insectifuge
 
 Commune dans les endroits incultes, les fossés et les bords de chemin, l'armoise préfère la plaine. Elle y est présente partout, de l'Europe à la Chine. Elle ressemble à l'absinthe par sa forme et sa disposition florale, mais n'a pas sa terrible amertume.

L'armoise est une plante des rites magiques et doit son nom à la déesse Artémise, protectrice des vierges et des femmes malades, c'est la plante de la lune, Artémise étant une déesse lunaire.
Ainsi la tradition veut que l’armoise  soigne les problèmes féminin et particulièrement ceux liés au cycle lunaire : les règles irrégulières, difficiles, douloureuses, troubles de la ménopause. Le Docteur Valnet l’associe à la bourse à pasteur pour calmer les règles douloureuses et trop abondantes.
C'est aussi un stimulant de l'appétit et un vermifuge efficace.

En Gaule, les druides offraient l'armoise à leurs dieux.
On portait, pour sauter les feux de la Saint-Jean d'été, des ceintures ou des couronnes d'armoise contre les maux de reins et les fièvres si bien que "ceinture" ou "couronne de la Saint-Jean" désignent encore la plante.
En Charente maritime, cueillir la plante au matin de ce jour est encore considéré comme moyen de préserver sa santé. L'Église essaya sans grand succès de supprimer ces rites païens.
 Les "moxa" de la thérapeutique japonaise, petits cônes d'herbe que l'on laisse se consumer au dessus du point d'acupuncture à solliciter sont faits d'armoise.
Les fumeurs privés de tabac l'ont utilisée en succédané.
En cuisine, l'armoise sert à agrémenter les viandes grasses (oie, canard,  etc..), et le gibier. Elle aromatise de nombreuses liqueurs et autrefois on s’en servait pour aromatiser la bière.
 
Utilisations :
 
Infusion :
10 à 30 g de sommités fleuries ou de feuilles par litre d’eau bouillante. Infuser 10 à 15 mn.
Boire 2 à 3 tasses pour jours. Il faut commencer la cure 10 jours avant la date présumer des règles. Pour rétablir ou régulariser les règles.
Et arrêter car un usage prolongé est nuisible pour le système nerveux, les reins, le foie et les poumons.
Cette infusion peut être prise avant les trois repas  pour les autres cas : manque d'appétit, les digestions difficiles et troubles circulatoires. C'est aussi un vermifuge contre les oxyures et ascaris et peut faire tomber les fièvres légères.
 
A dose plus faible 10 à 15 g pour un litre d'eau bouillante. Infuser 15 mn. Boire 2 tasses par jours avec du miel son action est antispasmodique et sédative, anti-diarrhéique. Cette infusion peut servir en cas de vomissement nerveux, les névroses, hystérie et l'épilepsie.
 
80 gr de sommités fleuries d'armoise pour 2 litre d'eau bouillante. Infuser 20 mn.
Verser cette infusion dans l'eau du bain pour soulager les rhumatismes ou les crises de goutte.
 
Teinture:
Laisser macérer 10 jours 20 g de plantes sèches émiettées dans 80 g d'alcool à 60°.
Prendre 5-15 gouttes, trois fois par jour (spécialement indiquée contre l'épilepsie).
 
Huile :
Contre la goutte. Faire chauffer 50  g de feuille d'armoise dans 1/4 de litre d'huile d'olive, jusqu'a consomption de l'humidité, application 2 fois par jour de l'emplâtre sur la partie malade.
 
Poudre :
Piler au mortier une certaine quantité de plantes sèches et prendre cette poudre à raison d'une pointe d'un couteau plusieurs fois par jour (5 ou 6) contre les convulsions ou comme sédatif. 
Ou 15 g de racine d'armoise en poudre mélanger à 30 g de miel.
Prendre en plusieurs fois dans la journée par c. à café. Contre l'épilepsie.

Suc frais :
30 à 80 g à jeun pendant 10 jours pour l’aménorrhée (Cazin).

Vin :

 

Laisser macérer 10 jours 30 g de plantes sèches dans un litre de vin blanc. Prendre deux petits verres par jour.
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 21:31

Nom latin : Pelargonium asperum CV Egypte

Autres noms : Pelargonium graveolens, Géranium rosat

Famille : Géraniacées

Partie de la plante distillée : Feuilles

Composition :Monoterpénols 55 % (linalol, géraniol), Citronnellol 33 à 45 %, Monoterpènes 8 % (pinène), Esters terpéniques 25 % 

Propriétés :

 Antibactérienne efficace, fongicide puissante
       Hémostatique remarquable
       Antalgique, anti-inflammatoire, antispasmodique
       Tonique, astringente, cutanée, cicatrisante
       Stimulant des surrénales
       Anti-diabétique 

Indications :

Mycoses cutanées, vaginales, digestives
Plaies, coupures
Acné surinfectée, impétigo, vergetures (préventif)
Colites infectieuses
Insuffisance hépato-pancréatique
Rhumatismes
Fatigue nerveuse
 

Le Géranium rosat offre une huile essentielle d’odeur suave et forte très utilisée en parfumerie et en cosmétique pour ses propriétés cutanées et on la retrouve dans crème et divers produits de beautés car elle salutaire contre les rides, les taches de vieillesse, la chute des cheveux, le relâchement cutané, acné, améliore le teint etc.….
C’est une huile essentielle qui contient plus de 200 composés.
Elle possède des propriétés hémostatiques puissantes propriétés qu’elle partage avec le ciste ladanifère et l'hélichryse italienne donc idéale pour stopper les saignements on peut l’appliquer directement sur la plaie. Elle est aussi anti-inflammatoire en synergie avec des huiles essentielles antidouleur, on pourra l’employer dans des états inflammatoires articulaires.
Elle aide les diabétiques à réguler leur glycémie, on l’utilise aussi pour l’hypoglycémie.
Le géranium rosa est aussi un bon répulsif contre les moustiques.  

 

Observations : Ses principaux constituants (citronnellol et géraniol) sont les mêmes que ceux de l'huile essentielle de Rose, dont elle n'a toutefois pas la finesse et la délicatesse exceptionnelles. On trouve aussi du géranium rosa de Chine et de la Réunion (CV Bourbon), aux propriétés similaires.
Déconseillée dans les trois premiers mois de la grossesse.


Applications thérapeutiques cutanées (Dr Willem) :

 Dermatose : 1 goutte de Lavande vraie + 1 goutte de Géranium. Appliquer sur la zone concernée. A renouveler.

 Hémorroïdes : 2 gouttes de Ciste + Cyprès + Géranium dans 10 gouttes d'huile végétale de Millepertuis.

 Huile tonique pour le corps : 5 ml dilués dans 100 ml d'huile végétale d'amande douce ou de noisette.

 Impétigo : 1 goutte de Géranium + Tea-Tree. Localement 2 fois par jour. 

 Mycoses cutanées : 1 goutte de Géranium rosat + de Tea-Tree + de Lavande vraie. 2 fois par jour localement pendant plusieurs mois.

 Peaux grasses, pores dilatés : Lotion pour le visage : 20 gouttes de Géranium + 3 gouttes de Ciste dans 30 ml d'huile végétale de Macadamia.

 Peaux sèches : 1 goutte de Bois de rose + 1 goutte de Géranium + 3 gouttes d'huile végétale de germe de blé.

 

 Pellicules : 2 gouttes de Tea-Tree + 2 gouttes de Géranium rosat dans une dose de shampoing.  

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 18:30

http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/primevere.jpg

Non latin : Primula veris, primula officinalis
Famille : Primulacées

Autre noms : coucou. Coucou, printanière, oreille d’ours, herbe de Saint Paul, coqueluchon, primerolle, herbe de Saint Pierre, fleur de printemps, herbe à la paralysie, brairette, clef de Saint Pierre, primevère officinale, primevère vraie, primevère jaune. 

Composition : huile essentielle, saponines (primuline), flavonoïdes, vitamine c, colorant jaune, primévrine, primulavérine, glucosides, acide primulique, salicylates. 

Mise en Garde : Lors de la cueillette elle peut causée des dermites de contact appelées dermites primulaires.
Ne pas dépasser les doses surtout avec les racines car elle peut provoquée des vomissements et diarrhées.
Contre indiqué en cas de gastrite ou d’ulcère gastrique.
A éviter si on est allergique aux salicylates (si on ne supporte l’aspirine), en cas de grossesse (a forte doses).
Ne pas prendre si on suit un traitement fluidifiant sanguin (anticoagulant) type warfarine ou autre. 

Parties Utilisées : fleurs, racines, feuilles.
Récolte : extraire les racines avant la floraison au printemps ou à l’automne, cueillir les feuilles au printemps et les fleurs un peu avant leur épanouissement.
Floraison : Mars à Juin 

Propriétés :

Analgésique
Antibactérienne
Antifongique
Anti-inflammatoire
Antiprurigineuse
Antirhumatismale
Antispasmodique
Antitussive
Calmante
Diurétique
Expectorant
Fébrifuge
Hémolytique (en externe)
Laxative (légèrement)
Sédative
Sudorifique
Vermifuge 

Indications :

Affections des voies urinaires
Angoisses
Asthme
Ballonnements
Bronchites
Digestions difficiles
Céphalées
Chorée
Coliques
Constipation
Contractions nerveuses de l’estomac et de l’intestin
Convulsions infantiles
Coqueluche
Crampes
Fièvre
Grippe
Hystérie
Insomnie
Lithiases urinaires
Migraines
Névralgies
Palpitations
Pneumonie
Résolutive
Rhumatismes
Rhumes
Tension nerveuse
Toux
Vertiges
Vomissements 

Usages externes :

Contusions
Crevasses
Démangeaisons des affections cutanées
Douleurs intramusculaires
Ecchymoses
Écorchures
Gerçures
Goutte
Piqûres d'insectes 

 

Qui ne connaît pas cette plante sauvage, c’est la première fleur qui annonce le printemps d’ailleurs c’est ce qui lui a valu son nom latin prima = première veris = du printemps.

Étant enfant, lors des premières promenades printanières je revenais toujours avec un bouquet de coucou.
Mais à l’époque je ne connaissais pas ces vertus et quelles vertus, je fus très surpris quand j’ai découvert qu’elle cachait tant de secret.
Et d’ailleurs à notre époque elle n’est guère utilisée, ce qui est bien dommage. J’ai surtout employée sa racine pour venir à bout de bronchites rebelles.
On peut mélanger la primevère avec d’autres plantes comme le thym, guimauve, rossolis, réglisse, anis vert. 

La primevère est une jolie plante très commune dans les prés, les pâturages, les clairières, les broussailles et le long des routes.
La primevère officinale, plus connue sous le nom de coucou, est une petite plante herbacée vivace de 10 à 30 cm de haut.
On confond plusieurs espèces de primevère mais elles possèdent les mêmes propriétés médicinales la Primevère commune ou acaule (Primula vulgaris) et la Primevère élevée (Primula elatior). 

Une longue tradition médicale venant de l'Antiquité considère la primevère comme le remède spécifique de la paralysie.
Au moyen âge, Sainte Hildegarde la préconisait à cet effet, mais également pour lutter contre la mélancolie et l'apoplexie.
Geoffroy la considérait utile contre les migraines et les vertiges des jeunes filles à leurs premières menstruations.
L’abbé Kneipp la préconisait contre l’arthrite.
Matthiole dit qu’elle est bonne pour la goutte, pour rompre la pierre des reins et de la vessie, ainsi en décoction avec la sauge et la marjolaine pour combattre les affections des nerfs et du cerveau, la paralysie et le tremblement des membres.
Linné de son coté disait les fleurs sont sédatives, calme la douleur et provoquent le sommeil.
Ray, Bartholin et Lieugaud les utilisaient dans l’hystérie, l’apoplexie, les maux de tête, les vertiges, l’insomnie et les contractions nerveuses de l’estomac.
Les fleurs de primevère ont aussi des propriétés béchiques utiles en cas de rhumes traînant.
La racine dit le Dr Leclerc à la pouvoir d’augmenter les sécrétions salivaires et bronchiques. Elle favorise donc l’expectoration et elle est très recommandée dans les bronchites, pneumonie et la coqueluche. Le Dr Leclerc la recommande aussi dans le traitement des contusions et enfleures des membres cassés.
Le docteur Chomel, médecin de Louis XV, disait qu'elle guérissait surtout la paralysie de la langue et le bégaiement.
Presque oubliée au XIXe siècle, elle fut redécouverte au XXe siècle, dans les cliniques viennoises, comme expectorant et diurétique.
Les fleurs ont une activité diurétique, sédative et antispasmodique. Elles sont par ailleurs antiprurigineuses et sudorifiques.
On recommande leur emploi contre l'insomnie, les palpitations, les vertiges et les névralgies.
La racine présente des propriétés expectorantes, antitussives, diurétiques et antirhumatismales, on lui reconnaît également des vertus laxatives et antiprurigineuses. Elle a en outre des activités antibactériennes et antifongiques. La fleur et la racine sont traditionnellement utilisées en usage local comme traitement d'appoint adoucissant pour calmer les démangeaisons des affections cutanées (crevasses, gerçures, écorchures), contre les piqûres d'insecte.
Elles sont encore traditionnellement employées dans le traitement symptomatique de la toux et pour l'hygiène buccale.
En cosmétique, les extraits de fleur et de racine de primevère ont des propriétés hydratantes, adoucissantes et reminéralisantes.
Ils sont par ailleurs un excellent agent anti-couperose.
Les extraits de racine de primevère sont de plus considérés comme détergents et antiseptiques.
Ses feuilles se mangent en salade. Les feuilles servent aussi en cataplasmes pour la goutte, les douleurs musculaires et articulaires, en lotion pour nettoyer les plaies et les petites hémorragies.
Sa racine, à odeur de girofle, contribue dans certains pays à aromatiser la bière.
De ses fleurs, on fait un gâteau et les gitans en élaborent un vin délicieux aux propriétés reconstituantes. 

Utilisations : 

Thé de primevère :
1 pincée de fleurs, 1 tasse à thé d'eau bouillante miel au besoin.

Le "thé de primevère" est une infusion légère de fleurs de coucou, d'un goût délicat, légèrement calmant.
Il peut être donné le soir aux enfants énervés. 

Infusion :
30 g de fleurs de primevère par litre d’eau bouillante, laisser infuser 10 mn.
Prendre 3 ou 4 tasses par jour, entre les repas.
Comme antispasmodique, sédatif et contre la constipation. (A. Fleury de la Roche)
Contre l’arthrite, palpitations. En cas fièvre prendre 4 tasses. 

4 à 6 g de fleurs de primevère par tasse d’eau bouillante, infuser 10 mn, prendre 3 tasses par jour dont une au coucher.
Contre la migraine, insomnie, la toux et les douleurs (Dr G. Debuigne) 

60 g de fleurs et de racines de primevère
10 g de sommité fleuries de thym
10 g de fleurs de sureau
2 g de pétales de coquelicot.
Mettre 2 à 3 g du mélange par tasse d’eau bouillante, infuser 10 mn.
Boire 2 à 4 tasses par jour contre la coqueluche. 

50 g de fleurs de primevère
25 g de fleurs de lavande
10 g de sommités fleuries de millepertuis,
15 g de cônes de houblon
5 g de racines de valériane
Contre l’insomnie. (Maria Treben).
Mettre 2 à 3 g du mélange par tasse d’eau bouillante, infuser 10 mn.
Boire 2 à 3 tasses par jour dont une au coucher.

 

Décoction :
Mettre 30 g de racines de primevère par litre  bouillir 5 mn, infuser 10 mn.
Boire 3 tasses par jour comme expectorant et diurétique (A. Fleury de la Roche). 

En usage externe : Faire bouillir dans un litre d'eau 100 g de racines et laisser réduire d'un tiers.
A employer en compresses sur les ecchymoses et les contusions, goutte et sur le visage contre les migraines (Dr H. Leclerc). 

Cataplasme :
Faire bouillir dans très peu d’eau des feuilles de primevère pendant une demie heure les appliquer chaude sur les articulations atteintes de goutte (A. Fleury de la Roche). 

Teinture :
Laisser macérer 10 jours 20 g de racines de primevère sèches dans 100 g d'alcool à 70°.
Prendre 20 gouttes trois fois par jour dans un demi-verre d’eau.
En cas de toux, douleurs de l’arthrite et rhumatisme. 

Laisser macérer 10 jours 20 g de fleurs de primevère dans 100 g d’alcool à 60°.
Prendre 30 gouttes trois fois par jour dans un demi-verre d’eau.
Contre l’insomnie, anxiété. 

Huile :
Macération au soleil dans un bocal fermé, dans l’huile de tournesol ou pépins de raisin de fleurs de primevère fraîches, pendant 6 semaines.
En friction contre les contusions, douleurs musculaires et articulaires, les œdèmes à la suite de coups.

Autre recette d’huile, mettre une poignée de fleurs fraîches et une poignée de racines fraîches a macérer dans de l’huile de tournesol, au soleil 40 jours.
Même utilisation que la première recette.

 

 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:56

Nom latin : Cupressus sempervirens
Autre nom : Cyprès toujours vert
Famille : Cupressacées
Partie de la plante distillée : Rameaux feuillus à galbules. Cônes
Composition : Monoterpènes 80 %( alpha pinène, delta 3 carène, sabinène), Sesquiterpènes (delta cadinène, alpha cédrène), Sesquiterpénols 7 %(cédrol)

 

Propriétés : 

Positivante
Anti-inflammatoire veineux, prostatique et lymphatique
Antitussif, mucolytique et antispasmodique (trachéite, bronchite, emphysème)
Astringent, vasoconstricteur, cicatrisant
Antisudorifique, régulateur sudorifique
Hormon-like, emménagogue
Neurotonique et rééquilibrant général
Anti-infectieuse, antimycobactérienne (bk) 

Indications :

Hémorroïdes, angiome, couperose, cyanose
Enurésie infantile, incontinence des vieillards
Œdème lymphatique, œdèmes des membres inférieurs
Adénome prostatique, prostatite
Toux spasmodique, quintes de toux, aphonie
Purpura, varices, ulcères variqueux
Soins des peaux grasses
Transpiration excessive (pieds)
Ménopause, bouffées de chaleur.
 

 

L’huile essentielle de cyprès est surtout décongestionnante est sera utile  pour la circulation veineuse et lymphatique, et permet de lutter contre divers troubles : jambes lourdes, syndrome prémenstruel, rétention d’eau, cellulite, etc.…
De part ses propriétés anti-inflammatoires (sesquiterpènes) et antispasmodiques (esters et éthers), on l’utilise pour combattre la toux sèche et toux quinteuses.
On la recommande aussi en cas de transpiration excessive.

 

Observations : Attention ne pas confondre avec le  cyprès bleu (Cupressus arizonica)  qui produit une essence très toxique riche en cétones (neurotoxique et abortive).

Attention aussi il existe une huile essentielle extraite du bois de cyprès riche en méthyl-carvacrol (60 %), en esters (12 %) et en sesquiterpènes (10 %), qui est antispasmodique, anti-infectieuse (loi du tout ou rien) qui sera surtout utilisée pour les colite spasmodique et infectieuse.


L'Huile Essentielle de Cyprès est déconseillée chez la femme enceinte et allaitante. Pas d'usage prolongé sans l'avis d'un aromathérapeute (Hormon-like).
Contre-indiquée dans les pathologies cancéreuses et  hormono-dépendantes : mastose, cancer de la prostate, du sein, etc.…   

 

Applications thérapeutiques cutanées (Dr Willem) :

 Cellulite : 2 gouttes de Cyprès, 3 gouttes de Cèdre de l'Atlas, 1 goutte de Cannelle, 5 gouttes d'Eucalyptus citronné dans 10 gouttes d'huile végétale de noisette. Masser  2 fois par jour.

 Drainage système lymphatique : 2 gouttes de Cyprès + 2 gouttes de Cèdre + huile végétale de Noisette

 Enurésie : 2 gouttes en bas de la colonne vertébrale 2 fois par jour.

 Hémorroïdes : 20 gouttes de Ciste + 40 gouttes de Cyprès dans 2 ml d'huile végétale de Millepertuis

 Œdème des membres inférieurs (jambes et pieds gonflés) : 2 gouttes de Cèdre de l'Atlas + 2 gouttes de Menthe poivrée + 1 goutte de Lentisque dans 10 gouttes d'huile végétale de Noisette (contrôle chez le cardiologue).

 Pieds froids : 1 goutte de Cyprès, 2 gouttes de Thym à thujanol sur noisette de germe de blé. Masser localement 2 fois par jour.

 Prostatite : 2 gouttes de Cyprès, 2 gouttes de Menthe poivrée, 2 gouttes de Tea-Tree (ou Girofle). Masser le bas du dos 2 fois par jour.

 Quinte de toux : 3 gouttes de Cyprès + 2 gouttes d'Inule. En massage sur le thorax et le dos. 

 Toux sèches et trachéites : 10 gouttes de Cyprès + 10 gouttes de Lavande officinale + 10 gouttes de Ravintsare dans 15 ml d'huile végétale de Macadamia. Quelques gouttes en massage sur la poitrine et le cou plusieurs fois par jour.

 Transpiration : Chaque jour, 1 goutte de Cyprès de Provence + Palmarosa et Sauge dans une noisette de crème anti-transpirante régule une transpiration excessive.

 Varices : 10 gouttes de Cyprès + 10 gouttes de Lavandin + 10 gouttes de Romarin officinal s.b. 1,8 cinéole dans 20 ml d'huile végétale de Macadamia. Quelques gouttes en massage doux en remontant des chevilles vers les genoux, matin et soir. + Teinture mère de Cyprès 2 fois 40 gouttes dans de l'eau. 

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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 09:51

Les huiles infusées sont obtenues par  macération de la plante ou une partie de la plante dans une huile végétale.
Voici les propriétés de quelques unes, texte tiré du magazine la vie naturelle hors série n° 51.
 

Huile à d’achillée millefeuille
Pour la beauté du visage

L’huile à l’achillée millefeuille s’applique en doux massages biquotidiens sur les peaux sujettes aux rougeurs diffuses, grâce à son action décongestionnante, elle améliore l’état de la peau et lutte contre les éventuelles rougeurs du visage.
L’huile infusée à l’achillée millefeuille s’applique sur les peaux mixtes et les peaux grasses pour régulariser la sécrétion des glandes sébacées.

Pour la beauté du corps

L’huile à l’achillée millefeuille s’applique sur les jambes après une séance d’épilation pour apaiser l’épiderme de l’agression subie et pour s’opposer à la formation d’éventuelles rougeurs.

Par contre éviter de vous exposée au soleil après une application d’huile à l’achillée, car elle peut être photosensibilisation chez les peaux les plus réactives.
 

Huile à l’arnica
Pour la beauté du visage

Appliquée occasionnellement, en doux effleurages sur le visage, l’huile à l’arnica réveille les teints ternes, les teints terreux et les teints sans éclat

Pour la beauté du corps

L’huile à l’arnica s’applique en compresse sur les parties du corps ayant subi un traumatisme (coup, ecchymoses, bosse, etc..) pour en limiter les effets et pour apaiser rapidement la douleur. Son utilisation sur les plaies à vif, sanguinolentes ou ouvertes est déconseillée.
 

Huile à la bardane
Pour la beauté du visage
L’huile de bardane, en légers massages deux fois par jour, régularise les sécrétions sébacées excessives des peaux grasses et des peaux impures, elle resserre les pores de la peau et elle s’oppose à la formation de boutons et points noirs.

Pour la beauté du corps

L’huile à la bardane s’applique en compresse régulière sur les dermatoses qu’elle apaise et qu’elle améliore.

Pour la beauté des cheveux

L’huile à la bardane s’applique en légères frictions sur les cuirs chevelus sujets aux pellicules et aux démangeaisons. Son utilisation régulière s’oppose à la formation de pellicules et apaise les démangeaisons. Les chevelures prédisposées à la chute des cheveux apprécient également les frictions régulières.

Pour la beauté au soleil

Les peaux mixtes à tendance grasse ont tout intérêt à utiliser l’huile à la bardane sur le visage, le soir au retour de l’exposition solaire puis deux fois par jour au retour des vacances pour éviter au maximum les poussées de boutons qu’elles subissent après les vacances.
 

Huile à la bruyère
Pour la beauté du visage
L’huile à la bruyère est légèrement éclaircissante, elle s’oppose à la formation de taches sur la peau et tend à faire disparaître celles déjà existantes. Les applications doivent cependant être très régulières et très prolongées dans les temps.

Pour la beauté au soleil

Les peaux se tachant facilement après l’exposition au soleil ainsi que les peaux prédisposées à l’apparition de taches (les peaux de rousses et peaux très claires) peuvent utiliser l’huile à la bruyère au retour du soleil pour éviter la formation prématurée de taches sur la peau
.

Huile au calendula
Pour la beauté du visage
D’une très grande douceur, l’huile au calendula s’applique sur les peaux sèches, sur les peaux facilement irritables, sur les peaux réactives, qu’elle adoucit, qu’elle décongestionne et qu’elle apaise. Elle s’applique en doux massages réguliers et en compresses lorsqu’il est nécessaire de soulager la peau rapidement. C’est un excellent soin de beauté et la souplesse de la peau des enfants et des nourrissons.

Pour la beauté du corps

L’huile au calendula s’applique en compresse sur la peau pour apaiser les démangeaisons. Elle lutte contre les petites inflammations de la peau et calme les irritations. Elle s’applique sur les peaux sujettes à la formation de crevasses et gerçures pour s’opposer à leur formation.

Pour la beauté des cheveux

L’huile au calendula s’applique en cataplasmes réguliers sur les chevelures desséchées et abîmées pour lubrifier, les nourrir et les restructurer

Pour la beauté au soleil

L’huile au calendula s’applique sur l’ensemble du corps pour calmer la peau après l’exposition au soleil.
 

Huile à la camomille
Pour la beauté du visage
L’huile à la camomille s’applique quotidiennement sur les peaux sèches, sur les peaux sensibles, sur les peaux facilement irritables, sur les peaux réactives auxquelles elle apporte douceur et protection.

Pour la beauté du corps

L’huile à la camomille s’applique en compresses sur les peaux irritées, sur les parties qui démangent ou encore sur les piqûres d’insectes pour calmer l’épiderme des diverses irritations.

Pour la beauté des cheveux

L’huile à la camomille s’applique sur les longueurs et pointes des cheveux secs, cassant et fourchus pour faciliter le coiffage et pour les assouplir, l’application d’un cataplasme ponctuel revitalise en profondeur.

Pour la beauté au soleil

L’huile de camomille s’applique sur l’ensemble de la chevelure pendant l’exposition au soleil pour les protéger des agressions extérieures tout en les nourrissant et en les éclaircissant (surtout les chevelures blondes et les chevelures châtain clairs).
 

Huile à la carotte
Pour la beauté du visage
L’huile à la carotte s’applique en légers massages bi-quotidiens sur le visage pour équilibrer les sécrétions sébacées des peaux mixtes à tendances grasses, pour améliorer l’état des peaux impures tout en donnant plus d’éclat au teint. L’huile à la carotte nourrit et assouplit les peaux normales et les peaux sèches, s’oppose à la formation prématurée des rides, des ridules et raffermit tous types de peaux. Elle s’utilise régulièrement sur le contour des yeux et sur le contour de la bouche pour nourrir et protéger ces zones sensibles et pour éviter les ridules.

Pour la beauté du corps

L’huile à la carotte s’applique sur tout le corps, après le bain ou la douche pour embellir l’épiderme. Elle s’applique en compresse sur les dermatoses pour apaiser et pour calmer les démangeaisons.

Pour la beauté au soleil

L’huile à la carotte est une huile solaire par excellence. Elle s’applique quelques jours avant le départ au soleil pour préparer la peau au bronzage, pendant l’exposition au soleil elle facilite le bronzage et l’obtention d’un hâle cuivré et après l’exposition, elle assouplit et nourrit la peau tout en prolongeant le bronzage.
 

Huile au lys blanc
Pour la beauté du visage
L’huile au lys blanc est légèrement éclaircissante, elle ravive le teint des peaux ternes et des peaux sans éclat. Très douce, elle améliore l’état des peaux sèches et des peaux manquant de confort. Elle s’applique régulièrement sur les lèvres pour les nourrir et pour les hydrater, elle prévient ainsi les gerçures et le dessèchement qu’elles peuvent subir.

Pour la beauté du corps

L’huile au lys entretient la beauté du buste et du décolleté lorsqu’elle est appliquée régulièrement. Elle nourrit les mains et les ongles et éclaircir la peau. Elle s’applique sur les cils et sourcils pour les nourrir et les fortifier. L’huile au lys blanc prévient la formation des gerçures et des crevasses.

Pour la beauté au soleil

Appliqué régulièrement après une exposition au soleil, l’huile de lys s’oppose a la formation des taches sur la peau (sur les endroits du corps qui sont souvent exposés).
 

Huile au millepertuis
Pour la beauté du visage

L’huile de millepertuis s’applique, chaque jour, sur les peaux sujettes aux rougeurs diffuses pour faciliter la micro-circulation et améliorer leur état. Elle soulage les peaux irritées et les peaux sensibles tout en les protégeant.

Pour la beauté du corps

L’huile au millepertuis s’applique en compresses sur les irritations, sur les brûlures.
Elle soulage les petites inflammations de la peau et facilite le processus de cicatrisation.

Pour la beauté des cheveux

L’huile au millepertuis s’applique en cataplasme sur les chevelures desséchées et abîmées pour les gainer et les fortifier

Attention effet photosensiblisant possible.
 

Huile à la pâquerette
Pour la beauté du visage

L’huile à la pâquerette est raffermissant, elle s’utilise en applications bi-quotidiennes sur les tissus manquant de fermeté et sur les peaux vieillissantes. Elle possède la particularité de stimuler la micro-circulation, elle s’applique donc sur les peaux sujettes aux rougeurs diffuses qu’elle améliore.

Pour la beauté du corps

L’huile à la pâquerette s’applique sur le buste et sur le décolleté pour en assurer la beauté et le maintient, elle s’utilise en prévention pour éviter le relâchement des tissus du buste ainsi que pour nourrir et assouplir l’épiderme. Elle s’applique régulièrement sur les mains et les ongles pour régénérer l’épiderme et pour protéger des agressions diverses. L’huile à la pâquerette s’applique sur les endroits du corps sujets à la formation des vergetures pour s’opposer à leurs formations et en atténuer les effets.

Pour la beauté des cheveux

Appliquée avant le coiffage sur les longueurs et les pointes sèches, l’huile à la pâquerette facilite le démêlage et discipline les mèches rebelles.

Pour la beauté au soleil

L’huile à la pâquerette s’applique aux endroits prédisposés à la formation de taches brunes (essentiellement dû aux surexpositions solaires) pour prévenir leur apparition et pour le cas échant les atténuer avec le temps.
 

 

Huile à la rose
Pour la beauté du visage
L’huile à la rose est une huile destinée principalement aux peaux grasses, aux peaux mixtes et aux peaux impures. Elle est astringente, elle régularise les sécrétions exagérées de sébum de ces différents types de peaux et les assainit. Les peaux vieillissantes apprécient ses propriétés raffermissant qui s’opposent au relâchement des tissus et tonifient l’épiderme. L’huile à la rose s’applique sur le contour des yeux et sur le contour de la bouche pour prévenir l’apparition de rides et ridules spécifiques à ces zones.

Pour la beauté du corps

L’huile à la rose s’applique sur le buste et le décolleté, en cures régulières, pour prévenir de l’affaissement de cette zone délicate et pour entretenir la beauté des tissus. C’est un soin de beauté qui intéresse l’ensemble du corps, après le bain ou la douche. L’huile à la rose est  antiseptique, elle facilité également le processus de cicatrisation des petites irritations cutanées, quelle améliore lorsqu’elle est appliquée en compresse.

Pour la beauté des cheveux

L’huile à la rose s’applique en légères frictions sur les cuirs chevelus à tendances grasses pour les régulariser et les rééquilibrer.

Pour la beauté au soleil

L’huile à la rose s’applique sur le visage et sur l’ensemble du corps, au retour des vacances, pour nourrir l’épiderme en profondeur, pour éviter la formation prématurée de rides et de ridules et pour lui conserver sa souplesse et son élasticité.

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 14:22
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Nom latin : Arnica montana
Famille : astéracées
Autres noms :arnique, tabac des Vosges, herbe aux chutes, plantain des alpes. 
Composition : Capitules floraux : huile essentielle, phytostérol, arnidol, dextrose, acide malique, matières grasses, choline.
                          Racine: oligo-éléments (sodium, potassium, magnésium, manganèse), carotène, inuline, tanins, huile essentielle, acide caféique.
Pigments flavonoïques dans la plante.
 
Mise en garde : Pas d'utilisation interne sans l'avis d'un professionnel.
A la dose de 8 à 10 g par litre, elle provoque une altération du système nerveux, des sueurs froides et des hémorragies, elle peut provoquer des irritations du tube digestif.
Pas d'applications de teinture, pommade sur les plaies ouvertes, sur les plaies sanguinolentes ni même sur les toutes petites blessures.
 
Parties utilisées : Capitules floraux, racines, feuilles.
Récolte :feuilles de préférence avant la floraison, capitules floraux au début de la floraison, racines au printemps ou à l'automne
Floraison : Mai à Août
 
Propriétés :
Vulnéraire
Anti-inflammatoire
Anti-névralgique
Dissipe les ecchymoses, les bosses, les bleus
Fébrifuge
Tonique
Sudorifique
Diurétique
Expectorant
Emménagogue 
 
Usages externes :
Traumatismes divers : contusions, hématomes, foulures, etc.
Angine
Maux de gorges
Insecticide (poux)
 
 
Qui ne connaît pas la fameuse teinture d'arnica ? Souveraine en cas d'ecchymoses.
Le nom d’arnica semblerait venir de la déformation du grec ptarmica signifiant   éternuer en effet  la poudre de ses fleurs fournit un sternutatoire énergique.
 L'arnica pousse sur des sols siliceux et granitiques, rarement calcaires, dans les pâturages montagneux au-dessus de 800 mètres d'altitude.
Sainte Hildegarde de Bingen au XIIe siècle, semblerait être la première à faire mention des propriétés médicinales de l’arnica. On utilisait alors les feuilles et les fleurs de "l'herbe aux chutes" en compresses, en décoction. A partir du  XVIe scièle, l’arnica apparaît dans les textes médicaux, ensuite au XVIIIe siècle, apparaît la populaire "teinture d'arnica", célèbre pour son efficacité sur les bosses et les coups, même passés.
En homéopathie, arnica est le remède des courbatures et des chocs tant psychologiques que physiques. Elle enlève également la fatigue et les troubles du décalage horaire.
En cosmétique, l'arnica est traditionnellement utilisée extérieurement contre coups de soleil, brûlures superficielles peu étendues et fesses rouges des bébés.
Fébrifuge et tonique, l'emploi de l'arnica par voie interne est délicat : il a été abandonné.
Par voie interne, l'arnica agit sur la moelle épinière (A. Richaud), élimine les catarrhes (surtout chez les vieillards). C'est un antispasmodique et un excitant du système nerveux ainsi qu'un prophylactique contre la fièvre puerpérale.
En applications externes, c'est un excellent révulsif pour soigner les traumatismes, les hématomes, les luxations et les rhumatismes.
 
Utilisations :
 
Infusions :
10 à15 gr de fleurs pour un litre d’eau bouillante. Infuser 15 mn.
En compresse sur les bosses, contusions, meurtrissures.
En gargarisme en cas  d’angines ou autres  maux de gorges.
 
A la dose de 1 g par tasse en infusion de 10 mn. Elle combat la fièvre, stimule le cœur, la circulation, le système nerveux, les voies digestives et la sécrétion biliaire. Une tasse par jour. (Recette mise a titre d’information réserver l’arnica qu’a l’usage externe).
 
Décoction : 
5 à 10 gr de fleurs d'arnica pour un litre d’eau, bouillir 3 mn, infuser 10 mn.
En compresse sur les bosses, contusions, meurtrissures.
En lotion 3 fois par jours, sur le cuir chevelu contre les poux (assurez vous qu’il n’y a pas d’écorchure sur le cuir chevelu si c’est le cas n’utilisez pas cette lotion).  
 
20 gr de fleurs d'arnica pour 1/4 de litre d'eau froide. Bouillir 1 mn, infuser 10 mn.
En compresse sur de la gaze à appliquer sur les coups, traumatismes et ecchymoses.
Maintenir 10 mn.
On peut y mettre 10 gr de feuilles d'hysope avec l'arnica en synergie.
 
Teinture : voire aussi formulaire teinture d’arnica
Recette 1 :
Plus pratique d'utilisation car on peut la faire d'avance et ainsi avoir le remède sous la main.
100 gr de fleurs séchées d'arnica à faire macérer dans un 1/2 litre d'alcool à 60° pendant 10 jours.
Le 11ème jour passez, exprimez et mettre dans un flacon en verre teinté.
A utiliser en compresse dilué toujours la teinture avec moitie d'eau.
 
Recette 2 :
Par voie interne Teinture: 10 g de fleurs d'arnica dans 190 g d'alcool à 70°. Prendre 10 gouttes, deux ou trois fois par jour, dans un peu d'eau. (Idem que l’infusion recette mise a titre indicatif, ne pas utiliser).
 
Recette 3 :
Laisser macérer pendant 10 jours 20 g de fleurs d'arnica dans 80 g d'alcool à 70°, filtrer en exprimant le résidu. Conserver dans une bouteille de verre foncé. Appliquer sur les ecchymoses, les distorsions, etc. après avoir dilué en quatre volumes d'eau (c'est-à-dire une cuillerée de teinture et 4 cuillerées d'eau).
Pour les applications sur les traumatismes : 20 gr de la teinture d’arnica, 50 g de glycérine et 60 g d'eau.
 
Recette 4 :
Dans un litre d’alcool à 60°, faire macérer pendant une semaine, 200 gr de fleurs d’arnica, 50 gr de semences d’anis, 50 gr de clous de girofle, 50 gr d’écorces de cannelle, 50 gr de racines de gingembre.  
A employer diluée : une c. à café de teinture d’arnica, une c. à café de glycérine et 150 ml d’eau. Sur les contusions, bosses et traumatismes divers. 
 
Huile d'arnica :
Mettre à macérer dans 500 ml d'huile végétale (tournesol, olive, ou autre), 250 g de fleurs sèches d'arnica ou 750 g de fleurs fraîches d'arnica, dans un bocal au soleil pendant 15 jours à 3 semaines. Filtrer. En application externe contre les coups, contusions.
 
Gargarismes :
En cas d’inflammation de la gorge : angine
Mettre une c à café de teinture d’arnica dans un verre d’eau et se gargariser avec.

Poudre:
Piler des fleurs d'arnica au mortier. Prendre la pointe d'une cuillerée à café de cette poudre deux ou trois fois par jour avec un peu de confiture, de miel ou dans n'importe quel autre excipient (recette à titre indicatif, ne pas prendre d’arnica en interne). 

 

La poudre sert aussi de sternutatoire. 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 22:09
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Nom latin : Asperula odorata
Famille : rubiacées
Autres noms :aspérule, reine des bois, reine de mai,  petit muguet, thé suisse, hépatique étoilé, muguet des bois. 
Composition : coumarine, glucoside, iridoïde, aspéruloside, hétérosides anthraquinoniques,  monotropitoside, vitamine C, huile essentielle.
 
Mise en garde : Respecter le dosage, a forte doses elle peut causer des hémorragies internes, maux de tête, vertiges et somnolences.
Part ses propriétés anticoagulantes elle peut s’avérer incompatible avec les traitements anticoagulants par accumulations des effets.
 
Parties utilisées : Plante entière, sommités fleuries
Récolte : au début de la floraison
Floraison : Mai à Juin
 
Propriétés :
Tonique, Stimulante
Aphrodisiaque
Antispasmodique
Régulatrice du système nerveux végétatif
Hypnotique, Anesthésique, Calmante
Antiseptique
Digestive
Apéritive
Astringente
Diurétique
Sudorifique
 
Indications :
Insomnies des enfants, des vieillard et convalescents
Neurasthénie
Angoisse, Dépression
Digestion difficile, Dyspepsie hypersthénique
Oligurie, Rétention hydrique, Lithiase rénale
Affections hépatiques, Congestion du foie, Ictère
Névralgies
Stress, Nervosité
Palpitations
 Fièvres éruptives : scarlatine, rougeole

Usages externes :
Antiseptique (injection en cas de leucorrhée)
 
 
 On la découvre surtout dans les hêtraies, au mois de mai, les fleurs attire le regard et ses noms vernaculaires de reine des bois ou reine de mai mettent l’accent sur sa préférence de pousser dans les bois et  la période d’apparition de ses fleurs. On récolte la plante en fleur et c’est une fois séchée qu’elle dégage son odeur de miel et de vanille (dû à la coumarine), qui est celle du foin séché. D’où son nom d’odorante.
Le bord des feuilles est un peu rugueux au toucher d’où son nom d’aspérule, qui vient du latin asper signifiant rude, rugueux, rêche.
 
Nos aïeules parfumaient leurs armoires de bouquets d'aspérule odorante pour en éloigner les mites.
L'aspérule odorante réunit de nombreuses propriétés médicinales : plante du foie elle rentre souvent dans la composition des tisanes hépatiques. Elle soigne et calme aussi les anxieux, les agités, les insomniaques. Son action calmante et relaxante est utile en cas de stress. Marie Antoinette Mulot l'associe à la balsamite et au lotier corniculé. En infusion légère, elle facilite la digestion. Diurétique c'est un bon antiseptique urinaire utilisé dans les cas de colibacillose.
 Le roi de Pologne Stanistas qui vécut jusqu'a 85 ans dû selon la légende sa robustesse, a l'absorption d'infusion d'aspérule prise le matin au lever.
Elle sert aussi à faire le fameux vin de mai.
Sa racine en fait une plante tinctoriale, comme celle des autres rubiacées (caille-lait, garance..), pour teindre la laine en rouge orangé.
 
Utilisations :
 
Infusion :
20 à 50 g de plante sèche pour in litre d'eau bouillante. Infuser 10 mn (pas plus sinon l’infusion devient amer).
Boire 3 à4 tasses par jour.
Pour un sommeil calme et détendu, boire une tasse en fin d'après midi et une autre au coucher
On peut l'associé avec le houblon et la mélisse pour renforcé ses propriétés calmantes, apaisantes et régulatrice du système nerveux.
 
Vin :
Faire macérer 15 jours dans un litre bon vin blanc :
60 gr de sucre
60 gr de sommités fleuries d'aspérule fraîches
Le 15ème jour filtrer et mettre en bouteille.

 

Comme tonique, apéritif pris avant le repas et digestif en fin de repas.

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