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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 10:22
http://img15.hostingpics.net/pics/778512polygonumaviculare.jpg

Non latin :
Polygonum aviculare
Famille : Polygonacée
Autres noms : Aviculaire, achée, herbe à cochons, herbe à pourceaux, herbe des saints Innocents, hermole, herniolle, traînante, tirasse, lis glané, lie-glane, traînasse, corrigiole, crépinette, herbe aux panaris, sanguinaire, tire-gorets, langue de passereau, herbe à cent nœuds centinode, trame, Fausse senille. 
Composition : acide silicique, tanins, flavonoïdes.

Mise en garde :
contre indiqué avec un traitement anti-coagulant.

Parties Utilisées : Plante fleurie avec ou sans racines.
Récolte :
Pendant la floraison
Floraison : Juin à Novembre
 
Propriétés :
 Anti-inflammatoire
Antipolydipsique : calme la soif des diabétiques
Astringente
Dépuratif
Diurétique
Hémostatique
Reminéralisante
Tonique

Vulnéraire
 
Indications :
Arthrite, Goutte, Rhumatismes
Catarrhes des voie respiratoires, Maladies pulmonaires
Diabète (comme adjuvent)
Diarrhée, Entérites, Dysenteries
Fatigue
Lithiases biliaires
Pertes blanches
Règles abondantes
Rétention d’urine, albuminurie, cystites, oligurie, lithiases urinaires
Troubles circulatoires : hémorragies, hémorroïdes, varices


Usages externes :
Plaies, ulcères

La renouée des oiseaux est une plante très commune considérer comme une « mauvaise herbe », souvent on la piétines sans lui prête la moindre attention.
Et pourtant cette plante est une bonne astringente douce qui en permet l’usage prolonger. Et comme toutes les plantes communes est elle tombée dans l’oublie.
C'est une plante glabre ou pubérulente de 10 à 80 cm, à tige grêle, étalée diffuse ou dressée, striée, plus ou moins feuillée jusqu'au sommet. Les feuilles sont alternes, ovales, elliptiques ou lancéolées, planes, finement veinées en dessous, à gaine scarieuse et lacérée au sommet, striée d'environ 6 nervures. De mai à novembre apparaissent des fleurs minuscules par 1 à 4, subsessiles à l'aisselle des feuilles, bisexuées. Le fruit mesure de 2 à 2,5 mm ; il est trigone, légèrement strié, brun, de terne à vaguement luisant, dépassant à peine ou pas le périanthe.

La renouée des oiseaux est une plante herbacée annuelle que l'on trouve très communément sur tout le globe. Elle croît dans les lieux cultivés ou incultes, là où elle est foulée aux pieds, sur les chemins, dans les pelouses maigres, entre les pavés, sur les graviers des cours, dans les décombres ou dans les champs, jusqu'à une altitude de 2300 m.
Son nom botanique de Polygonum viendrait du grec Polys : nombreux, plusieurs et Gonu : genoux la plante possédant des tiges noueuses chaque nœud ressemblant à un genou et du latin Aviculare qui signifie oiseaux, les graines étaient apprécier par ces derniers.
Au 1e siècle, Dioscoride et Pline la citent et quoique oubliée par la médecine dès le XVIIIe siècle, elle est restée la plante hémostatique des remèdes populaires.
On utilise surtout la plante entière avec ou sans racine parfois les feuilles et la racine récoltée fin octobre.
Dioscoride la préconisait contre les crachements de sang, les hémorragies, le choléra, les diarrhées et la rétention d'urine.
Elle est astringente. Douce, elle est utilisable en traitement prolongé, en décoction contre la diarrhée et la dysenterie. Le suc, hémostatique, agit contre les crachements de sang et les saignements de nez, les règles trop abondantes, les troubles circulatoires amenant hémorroïde, varices, phlébites.
Diurétique, la plante agit contre le diabète, la glycosurie, contre les coliques néphrétiques, la gravelle et les maladies de la vessie (albuminurie, rétention d'urine).
La renouée est un vulnéraire : c'est un excellent cicatrisant des plaies et blessures dont elle hâte la guérison. Le suc, étendu d'eau, calme les inflammations et est hémostatique sur les plaies qui saignent.
C’est une plante riche en silice, elle rentre dans la composition du fameux « Thé siliceux » mélange de 75 g de prêle, 150 g de renouée et 50 g de galeopsis, qui est reconstituant et un reminéralisant.

Utilisations : 
Décoction : 

30 à 50 g de plante pour un litre d’eau. Bouillir 10 à 15 mn.
3 à 4 tasses par jour entre les repas.

Dr Leclerc :
faire bouillir 60 g de racines dans un litre d’eau jusqu'à réduction de moitié et ajouter 25 g de feuille de menthe fraîches et laisser infuser 20 mn.

Teinture :
15 gouttes 2 ou 3 fois par jour.

Vin :

50 g de renouée bouillis dans un litre de vin rouge.
Un verre à bordeaux 3 fois par jour. Comme astringent

Faire une décoction avec 75 g de plante dans un litre d’eau, réduire de moitié.
Mélanger avec un demi-litre de vin blanc.
Prendre 2 ou 3 verres à bordeaux. Comme diurétique

En usage externe :
Faire pour bouillir 75 g de plante dans un litre de vin jusqu'à réduction de moitié.
En compresse sur les plaies.

Cataplasmes :

Pour les plaies.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 21:02
http://img11.hostingpics.net/pics/176141houblon.jpg
Non latin :
Humulus lupulus
Famille : Cannabacée
Autres noms : Vigne du nord, salsepareille indigène, bois du diable, couleuvrée septentrionale. 
Composition : principes résineux, alcaloïde, huile essentielle.

Mise en garde :
A éviter lors de grossesse, hyperoestrogénie, cancers hormonodépendants à cause des ses effets œstrogéniques possible. Certains auteurs déconseillent le houblon dans les états dépressifs. Dermite de contact, migraines, somnolence possible chez les sujets sensible lors de la cueillette (maladie du houblon).

Parties Utilisées : Surtout cônes (fleurs femelles), lupulin, feuilles, racines
Récolte :
Les cônes en août-septembre
Floraison : Juin à Septembre
 
Propriétés :
 Anaphrodisiaque chez l’homme (anti-androgène)
Antispasmodique
Antiscorbutique
Antiscrofuleux
Apéritif, Stomachique
Diurétique, dépuratif, régénérateur sanguin
Galactogène
Hypnotique, sédatif génital
Fébrifuge
Oestrogénique
Sudorifique
Tonique amer
Vermifuge
 
Indications :
Adénites cervicales
Anémie, chlorose, convalescence, rachitisme
Dermatoses : dartres, eczémas, herpès, scrofule
Dyspepsies atoniques et nerveuses, inappétence, hyperacidité gastrique
Enurésie
Fièvres
Insomnies, nervosisme, excitabilité sexuelle
Insuffisance lactée chez la femme allaitante
Goutte
Lithiases
Lymphatisme
Ménopause
Parasites intestinaux
Pertes blanches
Scorbut

Usages externes :
Abcès  froids
Douleurs rhumatismales, goutte
Résolutif


A l’évocation du houblon évidemment, on associe la bière et on connais un peu moins ses propriétés médicinales non négligeables que l’on un peu oublié de nos jours.
Plante à tige souterraine vivace, émettant des pousses annuelles volubiles, feuilles découpées en lobes rappelant celle de la vigne, très velues et rugueuses à la surface inférieure de la feuille. La plante a des pieds mâles et des pieds femelles. Fleurs mâles à 5 sépales, 5 étamines, en grappes légères. Fleurs femelles disposées à l'aisselle de bractées ovales, rassemblées en cônes, ces bractées sont recouverte de petites glandes jaunâtres sécrétant une résine : le lupulin.

C’est une plante grimpante herbacée des zones tempérées de l'hémisphère nord, le houblon pousse à l'état sauvage dans des endroits humides et frais : haies ou bords de cours d'eau. Ses tiges atteignent 4 à 5 mètres de long. Son nom de vigne du Nord donné au houblon fait allusion à la forme de sa feuille semblable à celle de la vigne.

 Son nom botanique d’Humulus viendrait d’Humus signifiant terre, la plante si elle n’a pas de support rampe parterre. Quant à Lupulus dérivant de Lupus signifiant petit loup était le nom que Pline avait donné au houblon.
Usité pour la confection de la bière, le houblon a été surtout cultivé près des brasseries, dans le Nord de la France.
Le houblon était considéré à la fois comme tonique et calmant.
Dans l’Antiquité, Pline semble le seul à mentionner le houblon sous le nom de lupus salictarius mais comme légume plus que comme plante médicinale.
Au Moyen Age apparaît quelque référence thérapeutique sous l’impulsion de Sainte Hildegarde qui en fait un remède contre la mélancolie.
Matthiole, lui assigne des propriétés apéritives, dépuratives, détersives, laxatives, fébrifuges, vermifuges, diurétiques et emménagogues. Et les auteurs comme Lonicer, Bauhin lui emboîtent le pas.
Cazin déclare que le houblon favorise en premier lieu, la digestion, d’excite l’appétit et d’accroître la vigueur des appareils organiques, son usage prolongé active la circulation et les sécrétions et colore le teint.
Le Dr Bohon préconise le houblon pour combattre la formation d’acide urique.
Quand au Dr Leclerc, il écrit : en pathologie gastrique le houblon se comporte comme un utile frénateur de l’hyperexcitabilité réflexe, en même temps que comme bon stimulant des muscles et des glandes de l’estomac. C’est une arme à double tranchant qui peut combattre simultanément l’élément spasme et l’élément atonie. Ce dualisme en fait un précieux auxiliaire dans le traitement des gastropathies nerveuses, ce qu’on pourrait appeler le balancier qui permet de maintenir le juste équilibre des fonctions.
Le houblon est surtout un tonique amer et un sédatif. Mais aussi des recherches plus récentes ont démontrés ses effets oestrogéniques et anti-androgène qui en fait un anaphrodisiaque chez l’homme. Ainsi le houblon est prescrit dans la phytothérapie moderne en endocrinologie.

Utilisations : 
Infusion :

Infusion tonique
10 à 15 g de cônes par litre d'eau bouillante. Infuser 10 mn
3 tasses par jour avant les repas comme apéritive, tonique, stomachique diurétique.

Infusion sédative
40 g
de cônes par litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
3 à 4 tasses par jour, dont une avant le coucher.

Décoction :

20 g de feuilles ou de racines par litre d’eau, bouillir 5 à 10 mn.
3 tasses entre les repas comme dépuratif et diurétique.

Teinture :

2 à 4 g pour jour.

Cataplasmes :

Cônes et feuilles, bouillis dans l’eau : contre la goutte, rhumatismes, abcès froids, ulcères
Cônes chauffés et mis dans un sachet appliqués sur les névralgies (lombalgies, sciatiques).

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 21:16
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fa/261_Glechoma_hederacea_L.jpg

Non latin :
Glechoma hederacea
Famille : Lamiacée
Autres noms : herbe de Saint Jean, rondote, rondelette, rondette, couronne de terre, terrette, drienne, lierret, faux lierre, herbe du bonhomme, courroie de Saint Jean, gléchome, gléchome hédéracé. 
Composition : huile essentielle, résine, acide-phénol, flavonoïdes, sesquiterpènes, lactones diterpéniques, tanins.

Parties Utilisées
 : Parties aériennes fleuries
Récolte :
Pendant la floraison
Floraison : Mars à Mai
 
Propriétés :
 Anti-inflammatoire
Antispasmodique
Béchique, pectoral, expectorant
Diurétique
Stimulant des bronches
Stomachique
Tonique
Vulnéraire, résolutif
 
Indications :
Affections respiratoires : asthme, bronchite, toux, catarrhe, grippe
Affection urinaires : lithiases, hématurie
Atonie gastrique, brûlures d’estomac, gastrite, entérite
Leucorrhées
Usages externes :
Abcès, furoncle
Rhumatismes
 
Voici notre lierre terrestre, jolie petite plante qui est facile de trouver et de récolter et bien sur très efficace sur le plan médicinal. Une plante comme je les aime.
Le lierre terrestre possède des tiges rampantes sur lesquelles se forment çà et là des radicelles. Les tiges florifères longues de 5 à 25 cm sont dressées et portent des feuilles vert sombre parfois violacées, opposées, crénelées, longuement pétiolées et arrondies réniformes. De mars à mai et parfois même jusqu’en juin apparaissent les fleurs, bleu violacée pâle, rarement roses ou blanches, maculées de pourpre sur la lèvre supérieure. Elles se disposent par 2 à 5, en grappes, à l'aisselle des feuilles. Parfois il lui arrive de refleurir en automne. Leur fruit est ovoïde, brun et lisse, divisé en 4 parties égales. Il fait partie de la grande famille des lamiacées et comme la plupart des ses membres, il posséde une odeur aromatique caractéristique.
Le lierre terrestre  est une plante commune en Asie tempérée et partout en Europe, excepté dans les régions méditerranéennes. Il aime les sols humides des bois, des haies, des lisières de forêts, des prés, bords des chemins,  terrains vagues, pied des murs, pelouses et jusque sur les vieux arbres creux.
Son nom botanique Glechoma viendrait du grec Glêkhôn qui désignait la menthe pouliot et fut attribué gratuitement à cette espèce par Linné.
Quand à Hederacea il dérive du latin Hederaceum venant lui même de Hedera qui désigne le lierre grimpant. Effectivement son nom de lierre terrestre fait allusion à la ressemblance avec le lierre grimpant concernant sa « reptation ». Mais ces deux plantes non rien à voire botaniquement.
Le lierre terrestre fait partie des herbes de la Saint Jean. On en faisait des couronnes pour danser autour du feu d'où son nom d’herbe aux couronne ou de courroie de Saint Jean.

La médecine populaire utilise les parties aériennes dans les cas d'affections des bronches et des voies respiratoires, de toux, de grippe et d'asthme. Dès le haut moyen âge, le lierre terrestre figurait parmi les plantes médicinales usuelles. Un recueil de recettes émanant d'un monastère bénédictin de l'époque carolingienne (VIIIe et IXe siècles) le cite comme remède "contre toutes les fièvres". Sainte Hildegarde le recommande comme pectoral, antimigraineux et vulnéraire.
Jusqu'au XVIIIe siècle, les médecins l'utilisent volontiers dans les affections du tube digestif et des voies urinaires, son usage principal concernant les maladies des voies respiratoires.
Dans les campagnes, il était communément employé frais en cataplasmes pour soigner abcès, plaies et furoncles.
Le lierre terrestre est un décongestionnant respiratoire et un broncho-dilatateur efficace ; il est de surcroît antitussif. Il possède aussi des propriétés analgésiques, anti-inflammatoires et anti-rhumatismales. La plante est également reconnue pour ses vertus sédatives.
Elle est de plus considérée comme anti-diarrhéique, fébrifuge, anti-ecchymotique et fortifiante.
Le lierre terrestre est traditionnellement utilisé dans le traitement symptomatique de la toux et au cours des affections bronchiques aiguës bénignes.
 En usage externe, les infusés de lierre terrestre calment les inflammations cutanées et favorisent la cicatrisation des plaies. Les cataplasmes sont appliqués sur les hématomes.
Le lierre terrestre est astringent, adoucissant et régénérant.
Les extraits de lierre terrestre entrent par conséquent dans la composition de :
- shampoings et lotions pour cheveux gras à tendance pelliculaire mais aussi pour cheveux abîmés et fragiles
- masques astringents pour peaux grasses et mixtes
- crèmes adoucissantes pour les peaux sensibles
Dose d'utilisation cosmétique : 2 - 5 % (extraits).
Une décoction de lierre terrestre peut détacher et laver des vêtements sombres sans leur faire perdre leur couleur et l'on ravive les couleurs des tissus de soie en les lavant avec de l'eau de lierre terrestre.

J’utilise surtout le lierre terrestre lors affections respiratoires ou il peut remplacer l’hysope. J’associe parfois à d’autres plantes comme le thym, la mauve ou le pin.

Utilisations : 
Infusion : 

20 à 50 g de plante par litre d'eau bouillantes. Infuser 10 à 15 mn.
Boire 3 à 4 tasses par jour. Entre les repas.
Pour la bronchite chronique on peut remplacer l’eau par le lait avec 50 g de plante par litre.

Mélange pour bronchites, asthme, cystites (Dr Valnet) :
Millepertuis
lierre terrestre    à parties égales
Racine d’aunée
40 g du mélange pour un litre d’eau bouillantes. Infuser 10 mn.
3 tasses par jour avant ou entre les repas.

Décoction :
50 g à 80 g  de plante pour un litre d’eau, faire bouillir 10 mn.
Sous forme de compresse pour faire mûrir les abcès ou furoncle.

Suc de la plante fraîche :

40 à 60 g par jour, en deux ou trois prises comme pectoral et tonique.


Sirop :

On en fait également un sirop, qui a les mêmes indications à la dose de 40 à 60 g par jour, entre les repas :
Verser un litre d’eau bouillante sur 100 g de plante fraîche broyée.
Couvrir et laisser macérer 10 à 12 heures.
Presser et exprimer à travers un linge fin.
Faire bouillir une minute le liquide ainsi obtenu.
Ajouter un poids égal de sucre et faire cuire doucement jusqu'à consistance de sirop.
À garder dans un flacon bien bouché
.

Vin :
Faire macérer 40 g à 50 g de feuilles dans un litre de vin blanc, pendant 15 jours.
A utiliser comme diurétique, 2 verres par jour.

Alcoolature :
2 c. à café par jour.

Cataplasmes :

Pour les abcès et furoncles.

Huile :

Préparer comme l’huile de millepertuis voir ici.
En lotion ou en compresse sur les plaies et les ulcères, en enveloppement contre les bronchites et les crises de goutte.

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 18:28
http://img11.hostingpics.net/pics/579968frene.jpg

Non latin :
Fraxinus excelsior
Famille : Oléacées
Autres noms : frêne élevé, frêne commun, quinquina d’Europe, fresne, fraine, grand frêne. 
Composition : flavonoïdes (rutosides), coumarines : fraxoside (surtout dans l’écorce), acide malique, mannitol, iridoïdes, cuivre, fer, tanins, sels de potassium.

Parties Utilisées : Feuilles, semences, écorce.
Récolte : Feuilles en été  mais de préférence quand elles sont encore recouvertes de « résine » collante vers mai- juin.
Les semences vers septembre, avant maturité quand elles sont vertes.
L’écore sur bois de 3 à 4 ans, au printemps.
Floraison : Avril à Mai
 
Propriétés :
 Anti-inflammatoire
Antirhumatismale
Astringent, amère
Diurétique, dépuratif (réduit le taux acide urique dans le sang), antigoutteux
hypotenseur
Fébrifuge
Laxatif (feuilles et semence) Anti-diarrhéique (écorce)

Purgatif (semence à doses élevées, écorce de la racine)
Sudorifique

Tonique
 
Indications : 
Artériosclérose
Constipations légères
Fièvre
lithiases urinaires
Oligurie, hydropisie, œdèmes, rétention d’eau
Rétention du syndrome prémenstruel
Rhumatismes, arthritisme, goutte
Surcharge pondérale

Usages externes :
Névralgies goutteuses et rhumatismales.
 
Grand arbre à l'écorce lisse et grisâtre appartenant à la famille des oliviers. De gros bourgeons très noirs et veloutés caractérisent le frêne. Ses feuilles caduques sont composées de 7 à 15 folioles opposées. D'avril à mai apparaissent, avant les feuilles, des fleurs en panicules latérales opposées et courtes, parfois hermaphrodites, parfois unisexuées.
Elles n'ont ni sépales, ni pétales mais des étamines à anthères dont la couleur varie du brun au pourpre noir et un ovaire globuleux prolongé par une petite aile tendre. En septembre pendent des samares : une graine brune est enclose dans un renflement de leur base et la partie supérieure est devenue une longue aile membraneuse. Elles demeurent souvent en bouquets noirâtres d'une année sur l'autre. Le frêne fait partie d'un groupe d'arbres très évolués, les derniers apparus sur terre. Il habite les bois, les haies et les ravins, préfère les terres argileuses et ne se trouve plus au-dessus de 800 à 1200 m.
Fraxinus viendrait du grec Fraxis ou Fragma signifiant  haie, clôture car le frêne pousse souvent dans les haies et son bois servait à établir les clôtures.
Pour d’autres cela viendrait du grec Frasso : serrer, à cause des samares qui forment une grappe serré ou encore du latin Fragasus : rude et retentissant car le frêne est un grand arbre rude. Quand à Excelsior, vient du latin Excelsus signifiant élevé, en raison de sa taille, il peut atteindre 30 à 35 mètre de haut.
Dans les régions nordiques, le frêne Yggdrasil jouait un grand rôle mythologique. Il couvrait le monde entier de ses rameaux et ombrageait le tribunal des Dieux. Tandis que sous ses racines vivaient les Parques, maîtresses des destinées.
Les guerriers du Nord en fabriquaient des lances qui devaient les rendre invincibles. Homère disait bien que le javelot d'Achille était en frêne.
Dérive de ces croyances anciennes, le frêne est souvent utilisé en magie. Porter un bracelet en écorce de frêne protège des maléfices. Les baguettes magiques destinées aux guérisons sont faites d'un rameau de frêne. Son bois est des plus recherchés pour la bûche de Noël, car il entraîne la prospérité pour toute la maisonnée.
Matthiole conseille de porter sur soi une feuille de frêne ou de suspendre ses rameaux dans l'étable.

Du frêne, on utilise les feuilles, écorce, semences. Les feuilles devraient être cueillie en mai-juin voir juillet pour certaines régions quand elles encore recouvertes de leurs « enduit » collant. Les feuilles de frêne sont plus actives sèches que fraiches. Les feuilles de frêne sont diurétiques, reminéralisantes et toniques et sont utilisées traditionnellement contre la goutte, les rhumatismes, les coliques néphrétiques, comme laxatif léger et sudorifique, des études ont montrées que les extraits aqueux ont une action hypotensive. Les feuilles de frêne servent aussi à faire une boisson de santé très en vogue dans les campagnes autrefois nommée Frênette.
 Les semences auraient les mêmes emplois mais seraient plus actives pour une un dosage moindre mais sont peu employées, elles surtout diurétiques, sudorifiques et toniques.
L'écorce, récoltée de préférence au printemps sur des rameaux de 3 à 4 ans, séchée au soleil. Elle est aromatique, amère, tonique, astringente et fébrifuge à ce titre l’écorce de frêne servait de succédané à l’écorce de quinquina d’où son nom vernaculaire de quinquina d'Europe.
L’écorce de la racine serait purgative.
Contre la mauvaise haleine, on peut mâcher une feuille de frêne et pour ne pas être incommodé par les exhalaisons des pieds malodorants, il suffit d'en glisser quelques feuilles dans les chaussures.

Aujourd’hui, il ne reste plus rien de notre frêne, et fais partie des nombreux oublier.
Pourtant il est facile de récolter les feuilles et cela ne coût rien.
Du frêne j’utilise surtout les feuilles pour ses propriétés diurétique et dépuratif.
Je le conseil souvent chez les rhumatisants seul ou en mélange avec d’autres plantes. Je préconise aussi la tisane de feuilles de frêne comme boisson de santé, bien plus efficace que tous les compléments alimentaires vendus onéreusement.

Utilisations :
 
Infusion : 

30 à 50 g de feuilles de frêne par litre d'eau bouillantes. Infuser 10 à 15 mn.
Boire 3 à 4 tasses par jour.
On peut y associer menthe, bouleau, cassis et reine des prés pour une même action diurétique et antirhumatismale.
Cure d'entretient : 2 à 3 tasses par jour pendant 15 jours à raison d'une cure tous les 2 mois. 

Tisane diurétique de Decaux :

Feuilles de frêne 50 g
Feuilles de cassis 50 g
Fleurs d’ulmaire 25 g
25 g du mélange pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 à 15 mn.
Boire 3 à 4 tasses par jour. Recommandé pour les états arthritiques.
Cure d’entretient : 2 à 3 tasses par jour pendant 15 jours à raison d’une cure tous les 2 mois.

Usage externe :50 à 125 g de feuilles par litre d’eau bouillantes. Infuser 30 mn.
Pour l’usage externe en lotion ou en compresses.

Décoction :
20 à 60 g d'écorce de frêne par litre d'eau. Laisser bouillir 10 à 15 mn.
Prendre 3 à 4 tasses par jour. Comme tonique et fébrifuge entre les repas.

10 à 30 g de semences de frêne pour un litre d’eau. Bouillir 5 mn. Infuser 15 mn.
Boire 3 à 4 tasses par jour comme diurétique, sudorifique.

Tisane drainante :
Mélange en parties égales : feuille de frêne, feuilles de cassis, feuilles de bouleau, stigmates de maïs, queues de cerises.
Mettre 30 à 40 g du mélange dans un litre d’eau. Bouillir 5 mn.Infuser 10 mn.
Boire 4 tasses par jour.

Vin :
Faire macérer 40 g à 50 g de feuilles dans un litre de vin blanc, pendant 15 jours.
A utiliser comme diurétique, 2 verres par jour.

Frênette :
Voici quelques recettes de frênette, il en existe de nombreuses variantes.

Recette 1 :
Feuilles de frêne 120 g
Coriandre 30 g
Genièvre 30 g
Sucre candi 120 g
Acide tartrique 50 g
Eau de source 60 litre
Faire infuser les plantes 10 minutes dans quelques litre d’eau bouillantes. Passer. Dissoudre dans un peu d’eau tiède l’acide tartrique et le sucre.
Laisser refroidir. Mélanger les 2 liquides.
Verser dans un tonneau. Ajouter le restant de l’eau.
Laisser fermer environ 11 jours.
Ensuite mettre en bouteille.
 

Recette 2 :
Fleurs de sureau 1 g
Feuilles de frêne 25 g
Eau de source tiède 50 litres
Sucre ou cassonade 1 à 2 kg
Acide tartrique 150 g
Chicorée torréfiée 10 g
Même procédure que la recette 1.
Si l’on soutire le liquide pendant qu’il est en fermentation et que l’on met en bouteille, on obtient une boisson gazeuse.

Recette 3 Clothilde Boisvert :
Pour un tonneau de 60 litres
1,5 kg de sucre
250 g de sucre candi
50 g de feuilles de frênes séchées
25 g d'acide tartrique
25 g de chicorée
30 g de levure de bière
Quelques feuilles de ronces séchées

Préparez une décoction très concentrée de chicorée. Mettez ensuite à infuser les feuilles de frêne dans 1 litre d'eau bouillante pendant 30 minutes.
Faites dissoudre l'acide tartrique dans 2 verres d'eau chaude.
Faites bouillir 2 litres d'eau additionnée de miel ou du sucre que vous verserez dès dissolution, dans le tonneau.
Ajoutez la chicorée, l'infusion de feuilles de frêne et l'acide tartrique. Faites le plein du tonneau avec de l'eau bouillante. Ajoutez à froid la levure dissoute dans un peu d'eau tiède et brassez la préparation. Laissez la bonde ouverte juste protégée par une compresse.
Brassez chaque jour. Préparez des bouteilles supportant de fortes pressions (bouteilles à cidre, à bière ou à champagne). Équipez-les d'un système de fermeture à cannette.
En fin de fermentation (écoutez : si vous n'entendez plus de bulles il n'y a plus fermentation,  9 à 10 jours environ) et par temps clair, soutirez.
Versez dans des bouteilles à agrafes que vous stockerez debout à la cave pour conservation.
Vous pourrez la boire à partir du quinzième jour. 


La frênette se conserve environ 6 à 8 mois. Tonique, apéritive, diurétique, laxative, sudorifique, rafraîchissante, fébrifuge, antirhumatismale, cette véritable boisson de santé qui tenait nos pères " en forme " remplace agréablement (et sans accoutumance !) Les boissons toniques venues d'outre-Atlantique. Vous apprécierez tout particulièrement cette boisson de moissonneurs les chaudes journées d'été. (Clothilde Boisvert)
 

Samares de frênes confits au vinaigre Clothilde Boisvert :
Les jeunes pousses peuvent être consommées en salade ou en haricot vert comme les toutes jeunes samares.

On les confit également à la manière des câpres.

Ingrédients :

1 bocal de samares  

1 litre d'eau salée 

1 bocal de vinaigre de cidre 

1 cuillerée de poivre en grains 

1 ombelle de fenouil 

Cueillez des bouquets de samares très jeunes, encore tendres, agréables sous la dent, presque translucides. Faites-les macérer 1 h dans de l'eau salée. Disposez au fond des bocaux des grains de poivre, une ombelle de fenouil, les samares égouttées.

Versez du vinaigre (de cidre de préférence) bouillant dans les pots. Bouchez.
Ces sortes de " câpres " sont excellentes avec la viande froide ou celle du pot-au-feu

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 21:52
http://img11.hostingpics.net/pics/981323hysope.jpg

Non latin :
Hyssopus officinalis
Famille : Lamiacées
Autres noms : hysope officinal, hissope, hiope,  herbe sacrée, herbe sacrée des Hébreux, esobh. 
Composition : huile essentielle  (cétones, monterpènes, sesquiterpènes, éthers-oxydes), hysopine, saponine, marrubiine, choline, tanin, silice.

Mise en garde : Déconseiller pendant la grossesse, l’allaitement, chez l’enfant de moins de 8 ans, chez les hypertendus et toutes personnes présentant une instabilité neuro-végétative. Ne pas utiliser en cas de toux sèches et irritatives. Respectez les doses et pas d’usage prolongé.
 
Parties Utilisées : Sommités fleuries, feuilles.
Récolte : De préférence de juillet à août
Floraison : Juin à Septembre
 
Propriétés :
 Antiseptique
Antispasmodique digestif
Digestif, stomachique
Diurétique, Sudorifique
Béchique, Expectorant, mucolytique
Emménagogue
Hypertenseur
Stimulant (excito-bulbaire)
Vermifuge
 
Indications : 
Asthme, rhume des foins, dyspnée
Bronchites, Grippe, toux grasse, affections respiratoires
Cicatrisant
Dermatoses
Dyspepsies, atonies digestives, gastralgies, coliques, ballonnements
Fièvres éruptives
Hypotension
Inappétence
 Leucorrhée
Lithiases rénales
Parasitoses (ascaris, oxyures)
Résolutif
Rhumatismes
Vulnéraire
Usages externes :
Eczémas
Contusions, ecchymoses, foulures, entorses
Maux de gorges, angines, amygdalite
Paies
 
L’hysope est un sous-arbrisseau dont les tiges, de 20 à 60 cm, sont ligneuses à la base et portent de nombreuses petites feuilles lancéolées, ponctuées, glanduleuses, à nervure principale proéminente. Les fleurs sont assez grandes, en épi compact et elles ont un calice oblique et strié à corolle bilabiée soudée d'un bleu intense. Elle est très mellifère. Les quatre akènes du fruit sont trigones, lisses et bruns.
L'hysope est une plante touffue, spontanée sur les coteaux calcaires ensoleillés d'une grande partie de l'Europe, en Asie Mineure, en Afrique du Nord. On la trouve jusqu'à 2 000 m dans le Midi, le Centre, dans le Sud-Est jusqu'au Cher et à l'Ain, subspontanée sur les ruines et les vieux murs du reste de la France.
L’hysope est une plante aromatique à odeur pénétrante et agréable.
Son nom botanique Hyssopus viendrait du grec Hyssôpos qui désignait déjà chez eux notre hysope. Et viendrait lui même pour certains de l’hébreu Ezob : herbe de la bonne odeur. Pour d’autre son origine viendrait de l’arabe Azzof : plante sacrée.
C'est une plante sacrée maintes fois citée dans la Bible : elle entre dans l'eau de purification, telle que l'Éternel en a fixé la recette à Moïse.
Dans le miserere des chrétiens, on trouve : Asperge-moi, Seigneur, avec l’hysope. Tu me laveras et, plus que la neige, je deviendrai blanc !
 Dans les régions rhénanes, en Suisse et en Souabe, les vieilles femmes en mettent un brin dans leur livre de prières pour se préserver du sommeil pendant les offices, grâce à son parfum pénétrant.
Dans la province de Palerme, les femmes récoltent l'hysope, lors d'une procession sur la colline de Guisisana. Elles la ramènent chez elles, pour éloigner de la maison le mauvais œil et la purifier de toute influence magique.

Avicienne dit l’hysope procure un teint fleurissant, chasse les humeurs et les mauvais vents.
L’Ecole de Salerne, l’hysope est bonne aux flegmatiques. Avec du miel elle aide aux pulmoniques. Du visage ôte la pâleur et lui donne bonne couleur.
Au XIIIe siècle, Albert le Grand la mentionne avec la sauge et la rue parmi les plantes les plus fréquemment cultivées dans les jardins de son temps, comme ornementale.
Au XVIIe siècle, De La Haye, il ne faut point douter que l’hysope n’ait beaucoup de vertus puisque l’écriture sainte en fait tant cas. Non seulement elle donne bon goût à la viande mais aide à la digestion.
Au Moyen Age, Sainte Hildegarde préconise déjà l'hysope contre les enrouements, les maux de tête, l'hydropisie et la lèpre due à la débauche. De même que Thibault de Lespleigney : A vieille toux et au poulmon, au mal appelé Squinancie, court aleine et idropisie, rhume, fluant eu la poictrine. Hissope est de grande médecine.

On utilise les feuilles et les sommités fleuries de l'hysope.
Ainsi l’hysope est traditionnellement utilisée au cours des affections bronchiques aiguës ou bénignes, en cas de nez bouché et de rhumes aussi quelque peu diurétique et anthelminthique.
En usage externe, on a utilisé son action tonique et résolutive en gargarismes contre les maux de gorge, en application sur les contusions, les inflammations des paupières, les ecchymoses, les inflammations d'oreilles, les maux de dents.
L’hysope  entre dans les grandes préparations anciennes telles que l'eau de mélisse, l'alcoolat vulnéraire, l’eau d’arquebusade, la chartreuse, bénédictine.
L'hysope est utilisée depuis fort longtemps comme aromate dans la cuisine et dans les liqueurs.

Ainsi donc j’emplois conformément à la tradition, l’hysope surtout pour les affections respiratoires. L’hysope à le pouvoir « d’asséchées » les voies respiratoires quand elles sont encombrées par les mucosités : toux grasse, bronchite productive.
Son  action est puissante parfois trop je dirais, c’est pour cela qu’il ne faut pas utiliser l’hysope quand les voies respiratoires sont irritées et en cas de toux sèches cela ne ferais qu’empiré l’irritation. Pour modérer son action puissante on peut l’associer à des plantes pectorales telles que la mauve, la guimauve, le tussilage, bouillon blanc ou lierre terrestre. De même ne pas l’utiliser chez les personnes nerveuses, hypertendus, le jeune enfant. Son huile essentielle est neurotoxique est n’est vendu quand pharmacie, on utilise l’huile essentielle d’hysope couchée
(Hyssopus officinalis var. decumbens) plus facile d’emplois.
 
Utilisations :
 
Infusion : 
20 g de feuilles ou de sommités fleuries par litre d'eau bouillante. Infuser 10 mn.
En prendre 2 à 3 tasses par jour.
On peut y associer de la mauve, guimauve, bouillon blanc,  tussilage ou lierre terrestre.
 
Infusion concentrée :
40 à 60 g feuilles ou sommités fleuries par litre d'eau bouillante. Infuser 20 mn.
Pour gargarismes maux de gorge et bouche et compresses pour contusions, ecchymoses, entorses.

Alcoolature :
10 à 30 gouttes par jour.

Teinture :
10 à 15 gouttes par jour.

Huile :
Préparer l’huile d’hysope comme l’huile de millepertuis en remplaçant les sommités fleuries de millepertuis par celles d’hysope : voir ici.
Utiliser cette huile pour les contusions, entorses, ecchymoses, douleurs rhumatismales.

Sirop :
100 g de plante pour un litre d’eau bouillante. Infuser en vase pendant 2 heures.
Filtrer en exprimant. Ajouter1500 g de sucre, donner quelques bouillons. Retirez du feu.
Prendre 5 c. à soupe par jour.

Vin :
Mettre à macérer, un mois,  50 g de sommités fleuries d’hysope dans un litre de vin rouge, ajouter un bâton de cannelle.
Filtrer ajouter un peu de sucre ou de miel selon votre goût.
 
A prendre avant le repas comme apéritif, avant comme digestif ou entre les repas comme tonique.

Liqueur :
Faire macérer 50 g de sommités fleuries dans un litre d’eau de vie ou d’alcool de fruit à 45°, pendant 15 jours.
Filtrer, ajouter du sucre selon votre convenance. Mettre en bouteille laisser vieillir au moins un mois. 

Eau miraculeuse (recette du Moyen Age) :

Mettre 10 grammesde chaque plantes : angélique, romarin, marjolaine, absinthe, menthe, thym, sauge et hysope dans un litre d’eau de vie ou d’alcool de fruite à 45°.
Laisser macérer pendant 15 jours en plein soleil.
Filtrer et sucrer selon votre convenance.
Mettre en bouteille et laisser vieillir 3 mois.
Variante : avec 10 gde chaque plantes suivante : hysope, basilic, mélisse, menthe sauge, absinthe et lavande.
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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 00:39
http://herboriste.pagesperso-orange.fr/listeplante/anis.jpg

Non latin :
Pimpinella anisum
Famille : Apiacées
Autres noms :petit anis, anis d'Europe, anis boucage, anis vert, anis officinal, pimpinelle, pimpinelle anis, herbe odorante, boucage odorant, boucage suave. 
Composition : huile essentielle riche en anéthol, amidon, sucre, choline, acide malique, résines.
Mise en garde : allergie à l’anis (anéthol).
 
Parties Utilisées : Semences, feuilles
Récolte : les graines d'août à septembre
Floraison : Juillet à Août
 
Propriétés :
 Antispasmodique
Apéritif
Stomachique
Carminatif
Stimulant général (cardiaque, respiratoire, digestif) et sédatif de ces mêmes organes Galactagogue
Leucogène
Diurétique
Expectorant
 
Indications : 
Dyspepsies nerveuses
Météorisme
Aérophagie
Migraines digestives
Règles douloureuses
Coliques des enfants
Éréthisme cardio-vasculaire
Asthme, spasmes bronchiques
Toux
Vertiges
Palpitations
Insuffisance lacté
Oligurie
 
Usages externes :
Résolutif 
 
 
L'anis vert a bien des noms : ils vont d'anis officinal à boucage suave. Cette plante d'origine orientale est cultivée depuis si longtemps que l'on ne la connaît plus à l'état sauvage. Il en existe de nombreuses variétés (anis de Touraine, de Tunis, d'Espagne, de Malte) qui s'échappent parfois des jardins.
Excellent aromate, l'anis parfume les plats de poisson, sert de condiment pour les pains de fête. Très utilisé en confiserie, l’anis enrobé de sucre donne les dragées de Flavigny. Mais c’est surtout en liquoristerie que l’anis est connu : ouzo, raki, arak, anisette.
L'anis vert est connu dans les régions orientales de la Méditerranée depuis les temps les plus reculés : elle était déjà cultivée en Égypte et en Grèce. L'utilisation de l'anis est attestée par Pline l'Ancien qui lui accorde le pouvoir de faire dormir et de conserver sa jeunesse au visage.
C'était aussi une plante de grande utilisation en Chine et en Inde ; elle fait encore partie du mélange de petites graines digestives que proposent les Indiens après un repas.
En France, c'est Charlemagne qui ordonna sa culture.
L'infusion reste pour l'anis la forme galénique la plus efficace.
On l'associe souvent avec d’autres graines d'apiacées qui font parties des 4 semences chaude des anciens : anis, carvi, coriandre, fenouil.
L'anis vert est un antispasmodique utile lors des problèmes d'estomac douloureux et menstruations difficiles.
Mais il est aussi très efficace contre les troubles nerveux, dyspepsies (aérophagie, vertiges, palpitations, sensation oppression après les repas, contractions douloureuses des organes digestives, coliques, coliques venteuses.).
H. Leclerc la recommande contre l'asthme, quintes de toux, coqueluche, toux des fumeurs et des bronchites chroniques.
Le docteur Cazin lui le prescrit aux nourrices car l'anis est galactogène et  calme les coliques des nourrissons.
L'anis par sont effet stimulant est indiqué contre la fatigue générale.
Il est aussi leucogène c'est à dire a la propriété d'augmenter les leucocytes, qui sont des globules blancs.
L'anis sert aussi à masquer le goût désagréable de certaines tisanes.
 
Utilisations :
 
Infusion : 
10 à 15 g de graines d'anis pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 à 15 mn.
Boire une tasse après le repas pour favoriser la digestion. Elle calme aussi les nausées.
Boire 3 à 4 tasses par jour comme antispasmodique, expectorant, stimulant
Sinon un mélange en parties égales de graines d'anis, graines de carvi, graines de coriandre, fenouil.
20 g du mélange pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn. Boire la tasse après le repas pour favoriser la digestion, ballonnement et lourdeur d'estomac.  
 
15 gr de graines ou 30 gr de feuilles d'anis pour un litre d'eau. Infuser 10 mn.
Prendre 2 ou 3 tasses par jour une demi heure avant les repas sauf en cas de dyspepsie ou l'on prend l'infusion d'anis après les repas. 
Reprendre une tasse au coucher contres les insomnies.  (A. Fleury de la Roche)

Tisane calmante pour enfants Clothilde Boivert :
1 cuillérée à café rase de graines d'anis vert  
1 tasse à thé d'eau bouillante    
lait, sucre selon
Faites infuser 3 minutes les graines dans l'eau bouillante. Passez. Ajoutez lait et sucre à la convenance de l'enfant.
On peut aussi faire infuser les graines directement dans le lait
- pour soigner les maux de ventre anodins des petits enfants
- pour les tout petits nourris au sein : c'est sa nourrice qui boit la tisane, abondance de lait et effet calmant assuré.

Alcoolat :
Dissoudre 2 g d’huile essentielle d’anis dans 98 g alcool à 90°
5 à 15 g par jour.

Teinture :
1 à 3 g par jour (1 g=50 gouttes)

Cataplasme :
Les feuilles fraîches écrasées en cataplasme soulagent les ecchymoses et inflammations externes. (A. Fleury de la Roche)

Liqueur : 
Liqueur digestive : faire macérer 50 gr de semences d'anis, 1 gr de cannelle dans 1/2 litre d'eau de vie de 30° à 45°, pendant 30 jours.
Après filtrer et ajouter 200 g de sucre.
Liqueur à prendre après le repas. Pour digestion difficile, combat les ballonnements intestinaux et les coliques. 

Anisette instantanée Clothilde Boisvert :
Ingrédients pour 1 l d'eau-de-vie
1 l d'eau-de-vie (40 à 50°)
1 g d'essence d'anis vert
1 g d'essence de badiane
0,3 g d'essence de cannelle
Sirop de sucre ou sirop de canne
Mélangez les essences à l'eau-de-vie dans une grande bouteille et agitez.
Préparez un sirop de sucre et ajoutez-en au mélange jusqu'à l'obtention du degré de douceur qui vous convient.
Filtrez le tout et mettez en bouteille.
Vous pourrez le consommer tout de suite.
 

Tisane de beauté Clothilde Boivert :
100 g de feuilles de baguenaudier
30 g de graines de fenouil
20 g de semences d'anis
20 g de racine de réglisse
1 litre d'eau de source

Faites infuser sous la cendre chaude durant une nuit dans un pot de terre rouge.
Prendre un verre de cette eau chaque matin.

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 21:17
http://img11.hostingpics.net/pics/160168illustrationtanacetumvulgare0.jpg

Nom latin :
Tanacetum vulgare
Famille : Astracées
Autres noms : athanase, barbotine, chartreuse, herbe sainte, herbe de St Marc, herbe aux vers, herbe amère, herbe de st Marie, remisse, ganelle, sent-bon, tanaisie sent-bon, espergonte, tanacée, tanaisie commune, tanaisie vulgaire. 
Composition : Huile essentielle (cétones, thuyone, camphre), lactones sesquiterpéniques, flavonoïdes.

Mise en garde : Allergie aux astéracées. Déconseillée pendant la grossesse, allaitement.
Respectez le dosage, pas d’usages prolongés. A fort doses elle devient neurotoxique.

Parties utilisées : Sommités fleuries, capitules floraux, feuilles, semences, plante
Récolte : Sommités fleuries en juillet-août, semences en automne.
Floraison :
Juillet à Septembre
 
Propriétés :
Antalgique
Anti-inflammatoire
Antirhumatismale
Antiseptique
Antispasmodique
Digestive, Stomachique
Diurétique
Emménagogue
Fébrifuge
Tonique
Vermifuge (oxyures et ascaris)

Indications :
Colites spasmodiques, douleurs gastriques, dyspepsies
Hydropisie
Insuffisance de la menstruation
Etats fébrile
Faiblesse générale
Goutte
Nervosisme
 Parasitoses intestinale : ascaris et oxyures
 Vertiges

Usages externes :
Contusions
Entorses
Insectifuge
  

La tanaisie est une de nos très belles plantes sauvages et elle ne passe pas inaperçue c’est une plante herbacée annuelle assez grande, 0,80 à 1,50 m, très aromatique, à forte odeur balsamique, presque glabre, pousse en touffe. Les feuilles sont pennatilobées, vert foncé, à segments dentés, lancéolés, les feuilles supérieures sont sessiles. Les fleurs jaunes, sont regroupées en capitules disposés en corymbe et en forme de pastilles jaunes la caractérisent. Son odeur caractéristique lui a valu le surnom de Tanaisie-sent-bon ou sent-bon. Ainsi cette très jolie plante se fait remarquée par son aspect et son odeur. On la cultivait dans les jardins autrefois comme plante médicinale et aromatique. Aujourd’hui on la cultive comme plante ornementale. La tanaisie est très commune, elle croit dans les terrains incultes, sur les talus, bords des chemins et des fossés, en lisère de forêt.

Tanacetum proviendrait du grec Tanaos : grand âge car le plante tient longtemps sans faner. Pour d’autres Tanacetum viendrait du grec Tanaos : long et Akeamai : guérir, la plante guérit et fait vivre longtemps.

La tanaisie est une plante tonique, fébrifuge, un emménagogue et un excellent vermifuge qui peut remplace le semen-contra.
Par contre à  haute dose, elle est toxique pour le système nerveux, elle renferme une huile essentielle contenant de la thuyone une cétone neurotoxique.

La tanaisie était un condiment pour la cuisson des volailles grasses (oies, canards), les omelettes et les desserts, les crèmes, boissons, infusions et liqueurs. On ajoutait, pour parfumer, des fragments de feuilles ou de capitules. Elle confère à la préparation une légère amertume.
Elle entre dans la composition des plus célèbres liqueurs françaises, la Bénédictine, la Chartreuse. 

Rependue entre le matelas et le sommier, la tanaisie chasse puces et punaises.
En litière dans les niches à chiens, elle les délivres et les protèges des puces.
Macérer dans du vinaigre, elle lutte contre les poux.
Dans les armoires, la tanaisie éloigne les mites.

Utilisations :
 
Infusion :
15 à 50 g de capitules ou de sommités fleuries pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
Boire 3 4 tasses par jour.
Après les repas pour un effet digestif et avant les repas pour un effet apéritif.
Entres les repas comme fébrifuge et antirhumatismal.

25 g de capitules ou de sommités fleuries pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
A prendre pendant une semaine avant la date présumée des règles en cas de règles insuffisantes. (A. Fleury de la Roche)

50 g de semences pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
Comme vermifuge à la dose de 2 tasses par jour, loin des repas, dont une à jeun pendant six jours. (A. Fleury de la Roche)
 
Décoction :
50 g de plante pour un litre d’eau. Bouillir 10 mn.
A utiliser en compresses sur le bas ventre comme vermifuge chez l’enfant ou pour calmer les règles douloureuses.
Sur les contusions et les entorses.

Vin :
Faire macérer 50 g à 80 g de sommités fleuries dans un litre de vin blanc pendant 10 jours.
Prendre un verre un porto avant les deux principaux repas comme apéritif et après les repas comme digestif.
Entre les repas comme tonique, antirhumatismal et emménagogue.
 
Huile de tanaisie :
Procéder comme pour l'huile de millertuis, en ramplçant les sommitées fleuries de millepertuis par ceux de la tanaisie voir l'article : huile de millepertuis.
A utliser contre les contusion, entorses, foulures et douleurs rhumatisames.

Poudre :
2 à 4 g de poudre de plante entière mélangée à de la compote de pruneaux à prendre 2 fois par jour pendant 6 jours comme vermifuge.
 
Liqueur Clothilde Boisvert :
Dans les campagnes, on prépare avec la tanaisie une liqueur que l'on nomme comme elle "chartreuse"
Ingrédients
50 g de sommités fleuries coupées menu
1 litre d'eau de vie
Macérer pendant 10 jours.
Passer et ajouter 500g de sucre
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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:12
http://img11.hostingpics.net/pics/890381matricaire.jpg
Nom latin :
Matricaria chamomilla
Famille : Astracées
Autres noms : camomille allemande, petite camomille, camomille matricaire, camomille commune, camomille sauvage, camomèle, œil du soleil, matricaire odorante, matricaire allemande 
Composition : Huile essentielle contenant du chamazulène, dicyclo-ethers polyiniques, lactones sesquiterpéniques (matricine, matricarine), flavonoïdes, coumarines, polysaccharides.

 Mise en garde : Allergie aux astéracées. Elle peut occasionnée des aphtes buccaux chez certains sujets. Quelques douleurs abdominales ont été signalées chez certains sujets. La matricaire peut inhiber la coagulation sanguine, donc pour les personnes sous anticoagulants prudence et en parler à son médecin.

Parties utilisées : Capitules floraux (improprement appelés fleurs)
Récolte : de juin à juillet de préférence, en août possible
Floraison :
Mai à Septembre
 
Propriétés :
Antalgique
Anti-inflammatoire
Antispasmodique
Apéritive
Bactéricide
Digestive
Diurétique
Cholagogue
Emménagogue
Fébrifuge
Leucogène (Dady)
Sédative nervin
Stimulante
Sudorifique
Vermifuge (oxyures et ascaris)
 
Indications :
Aérophagie, ballonnements, flatulences, digestion difficiles, entérite
Anémie
Dentition douloureuse chez l’enfant
Diminue la tension nerveuse
Engorgement du foie et de la rate
Inappétence
Insomnies, irritabilité, convulsion, dépression nerveuse, crises nerveuses
Maladies infantiles (rougeole, varicelles)
Migraines, céphalées de la grippe
Névralgies, douleurs lombaires
Parasitoses intestinale : ascaris et oxyures
Refroidissement, états grippaux
Troubles de la ménopause, dysménorrhées, aménorrhées
Ulcères gastriques et intestinaux
Vertiges
 
Usages externes :
Conjonctivites
Dermatoses, furonculose, dartres, eczéma, prurit vulvaire, urticaire
Brulures, plaies banales et infectées
Douleurs rhumatismale et goutteuses
 
 
 
Voici la matricaire, elle a autant de noms vernaculaires et latins, qu’elle de propriétés. C’est une plantes médicinale des plus précieuses. Avec la matricaire comme le dit un vieil adage « le problème n’est pas de savoir quand l’utilisée mais quand ne la l’utilisée ».
 La matricaire ou camomille allemande serait originaire des Balkans.
 C’est une plante annuelle de 20 à 50 cm.
Elle aime les lieux secs, bien drainés et ensoleillés.
La matricaire est très commune, elle pousse partout en Europe et en Asie mineure.
On la trouve dans les champs, le long des chemins, terrains vague, vieux murs et les lieux incultes. Toute la plante et les fleurs en particulier dégagent au froissement une odeur aromatique qui rappel la pomme. D’ailleurs Chamomilla serait la transcription du grec Chamaï : à terre et Mêlon : pomme, coing et qui ferait allusion soit à la forme plus ou moins arrondis de ses capitules ou soit d’après Pline à leurs odeurs qui rappellerait ses fruits. Quand à Matricaria qui vient du latin signifiant : mère, matrice rappelle l’ancien usage que l’on faisait de cette plante pour faciliter les accouchements et aussi à cause de ses propriétés emménagogues
 La matricaire était bien connue des médecins grecs de l'Antiquité.
Dans l'Antiquité, on utilisait ses feuilles contre les douleurs et les migraines liées aux règles douloureuses.
Mais son histoire est des plus difficile à tracer, tant les confusions sont nombreuses entres les Anthémis, Parthenium, Camomille, Matricaire.
Asclépiades, IIe siècle av J.C en faisait déjà des éloges de son infusion.
Au Ie siècle, Dioscoride parle de 3 espèces dont une est notre matricaire et évoque ses propriétés emménagogues, diurétiques et cholagogues et la préconise contre les calculs, les coliques, la flatulence, les maladies du foie et en usage externes contres les fistules lacrymales et les aphtes.
Au IIe siècle Galien l’utilise contres les courbatures, les douleurs, les fièvres non inflammatoires et surtout bileuses.
Au XVIe siècle, Tragus et Tabernaemontus au siècle suivant la préconisèrent pour les troubles digestifs et comme vulnéraire pour guérir les blessures.
 La matricaire est considérée comme dépurative, antispasmodique et vermifuge. La matricaire est la plante des troubles féminins : elle est traditionnellement utilisée pour soulager les règles douloureuses, en particulier lors des absences de règles dues à des troubles nerveux, ou soigner les gerçures du sein chez les nourrices. Elle sert également à soulager les névralgies faciales.
C'est un tonique amer qui soigne depuis toujours fatigue et engorgement du foie.               Son infusion, bactéricide et fongicide, est utilisée comme désinfectant des voies nasales supérieures.
En usage externe, on en fait des lotions apaisantes pour les dermatoses. On s'en sert pour guérir les plaies, son usage en eau de dernier rinçage, empêche les cheveux de tomber, il laisse aux cheveux blonds des reflets dorés et dore les cheveux châtains.
Son huile macérer est un bon antalgique.
Autrefois, il était d’usage de mettre de la matricaire séchée dans les armoires comme antimite.
 
Après avoir été tant appréciée des anciens, aujourd’hui notre matricaire est un peu près délaissée de nos jours. Surtout au profit des plantes venue de Amazonie, de Chine, ou je ne sais de quelles contrés lointaines. 
Et pourtant c’est une de nos meilleures plantes médicinales indigènes, facile à trouver, facile à récolter. Et donc qui ne coût rien.
J’adore cette plante et sa récolte et pour moi un vrai plaisir, enivré par son parfum.
Je l’utilise seule ou associée à d’autres plantes surtout pour les problèmes digestifs, les états grippaux et les migraines et comme antispasmodique.         
 
Utilisations :
 
Infusion :
15 à 30 g de capitules séchés pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
Boire 3 ou 4 tasses par jour.
Après les repas pour un effet digestif et avant les repas pour un effet apéritif. Entre les repas pour les autres cas. En cas d’insomnies prévoir d’en boire une tasse avant le coucher.

Comme infusion sudorifique on l’associe à la fleur de tilleul, de sureau et de bouillon-blanc.
Comme stomachique et carminatif on l’associe à la menthe poivrée, fenouil, carvi et anis vert.

Faire une infusion plus concentrée pour l’usage externe 50 à 100 g par litre.
 
Huile :
Faire macérer à chaud, au bain marie pendant 2 heures, 100 g de matricaire pour un litre d’huile d’olive.
A utiliser en friction sur les douleurs rhumatisme, lumbago, entorse, contusion, etc..
Autre recette en remplaçant la camomille romaine par la matricaire : huile de camomille.
 
On peut faire une pommade à la camomille en remplaçant l’huile d’amande douce du cérat de Galien par de l’huile de matricaire. 

Vin :
Mettre 30 à 40 g de matricaire dans un litre de vin rouge, macérer pendant 3 semaines. On peut ajouter un peu de sucre si l’on veut.
Prendre un petit verre avant chaque repas comme apéritif.

Cheveux blonds Clotilde Boisvert :
Pour blondir :
Voici une formule pour donner à vos cheveux des reflets blond d'or ou blond roux de la jolie teinte des Vénitiennes. Tout d'abord certaines plantes suffisent à donner ce reflet si on prend soin d'en laver la chevelure : la matricaire que l'on trouve chez tous les herboristes est de celles-là.
Une décoction très concentrée composée de :
60 g de matricaire,
60 g de camomille,
1 000 g d'eau. 
Porter à ébullition durant une demi-heure est un excellent procédé.
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 21:30
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Nom latin :
Glycyrrhiza glabra
Famille : Fabacées
Autres noms : Bois doux, bois sucré, racine douce, racine bonne, régalisse, herbe aux tanneurs. 
Composition : flavonoïdes (isoflavanones, flavanones, chalcones), saponosides (glycyrrhizine), polysaccharides, coumarines, phytosétrols.

 Mise en garde : Usage immodéré de réglisse (dosage élevé, ou usage prolongé) provoque une hypokaliémie (perte en potassium) et une hypernatrémie (augmentions du sodium). Par la perte en potassium cela créée une faiblesse musculaire et notamment au niveau du cœur (qui est un muscle) et donc peut générer des troubles cardiaques. Par l’augmentions en sodium cela crée l’’hypertension et des œdèmes.
Par conséquent la réglisse est déconseillée en cas hypertensions, insuffisances rénales et cardiaques. Mais aussi en cas de grossesse, allaitement, cirrhose, hépatite, diabète. Chez les alcooliques il peut survenir des troubles neuropsychiques.

Parties utilisées : Racines
Récolte : On récolte la racine à l’automne à partir de 3ème années
Floraison : Juin à Juillet
 
Propriétés :
Anti-inflammatoire au niveau du tube digestif et de l’estomac
Antispasmodique (gastrique et respiratoire)
anti-acide (acidité gastrique)
Antihistaminique
Anti-ulcéreux
Adoucissante, béchique, Expectorante, Pectorale
Tonique des surrénales, Cortisone-like
Diurétique
Rafraichissante (surtout associe en part égale avec le chiendent)
Hypertensive
Laxatif léger
Légèrement oestrogénique
 
Indications :
Dyspepsies, météorisme, aérophagie
Entérite, constipation
Gastrites, ulcères gastriques et duodénaux
Fièvre
Spasmes intestinaux
Toux, bronchites, trachéites, rhume
 
Usages externes :
Anti-inflammatoire
Cicatrisant
 
 
La réglisse est une plante herbacée, vivace, à souche ligneuse. Elle croît dans les fossés et prairies ainsi que dans les terrains frais, dans le Midi de la France, en Europe méridionale et en Asie occidentale.
On utilise la racine et le rhizome récoltés à l'automne sur des plantes d’où moins trois ans.
La réglisse était connue des Grecs et des Romains, sous le nom de Glycyrhizion qui voulait dire Douce racine en grec et ainsi son nom botanique de Glycyrrhiza vient du grec Glycys : doux, sucré et Rhidza : racine. Bien entendu à cause du gout sucré de sa racine, d’où aussi ses autres nom de Bois doux, Bois sucré, Racine douce. Et par l’intérimaire du bas latin Liquirita et du vieux français Licorece, on en vient à Recolisse et donc pour finir à notre Réglisse.
On peut lire dans une vielle pharmacopée : l’usage de la racine de réglisse est si commun qu’on ne fait point de tisane où la réglisse n’entre, soit pour en corriger par sa douceur le saveur désagréable des autres ingrédients, soit pour lui communiquer la vertu particulière qu’elle a d’adoucir l’âcreté des humeurs qui excitent la toux.
Au Ier siècle Pline la recommandait pour calmer la toux, de même que Dioscoride pour clarifier la voix et adoucir l’ « humeur », Théophraste au IVe siècle la trouve efficace pour calmer la toux et apaiser la soif et au Moyen Age,  Sainte Hildegarde la citait comme rafraichissante en cas de fièvre et propre à soulager les « maux de cœurs ». Mélangée à du chiendent et de l’orge, elle entrait dans la composition de la tisane ordinaire des hôpitaux et se trouvait jadis sur les tables de chevet des malade sans indications particulières et portait le nom de « bonne à tout ».
Des études faites, par des chercheurs Hollandais en 1950, ont montrées son effet bénéfique sur l'estomac et on l'utilise en cas d'ulcères et de gastrites. Elle est aussi recommandée contre le rhume, la bronchite, les maux de gorge et possède des propriétés antispasmodiques, anti-inflammatoires, diurétiques, laxatives et édulcorantes. On l’emploi aussi contre l’arthrite effectivement elle une action anti-inflammatoire qui s’apparente aux corticoïdes, elle exerce une action sur les glandes surrénale et à un effet cortisone-like.
En bain de bouche, elle est préconisée dans glossites et stomatites ou en collyres dans les connectivites, inflammations des paupières
 On s'en est servi pour sevrer les alcooliques et les tabagiques. Mais, attention, la réglisse est dangereuse pour les hypertendus et l'on voit arriver à l'hôpital des personnes accoutumées à mâcher de la réglisse à longueur de journée.
 A Paris vers la fin du XVIIIe siècle, une boisson appelée « coco » est en vogue dans les café, jardins publics, car cette boisson à base de réglisse  était servie dans une moitié de noix de coco.
J’utilise la réglisse pour les irritations gastriques, elle forme un mucus protecteur qui protège l’estomac. Et dans les problèmes respiratoire tel que la toux, les maux de gorges, bronchite, laryngite, etc…
 Et bien sur,  elle me sert de correcteur de gout pour les tisanes quand je ne veux pas l’édulcorée avec du sucre ou du miel.
Pour préparer la réglisse, je conseils de ne pas la faire bouillir, la décoction dissout des principes résineux âcres qui rend la préparation amère. J’utilise soit l’infusion prolongée ou la macération à froid, ce qui donne une boisson plus agréable au gout.     
 
Utilisations :
 
Infusion :
20 à 50 gr de racine de réglisse pour un litre d’eau bouillante. Infuser 20 à30 mn.
Boire 3 ou 4 tasses par jour.

50 g de racine pour un litre d’eau bouillante. Infuser jusqu'à refroidissement.
En compresses et bains oculaires dans les conjonctivites et blépharites.
 
Décoction :
20 g pour 100 g d’eau. Bouillir et réduire d’un quart.
En bain bouche contre stomatites et glossites.
En compresses sur les plaies. (H. Leclerc)

Sirop de réglisse :
Réglisse 24 g
Sucre 144 g
Eau bouillante 216 g
Versez l’eau bouillante sur la réglisse.
Laissez macérer en vase clos une nuit.
Passez et ajoutez le sucre et faire un sirop.
Prendre pas c. soupe comme pectorale. 

« Coco »  parisien:
Réglisse 50 g
Graines de coriandre 2 c. à café
Un litre d’eau.
Laisser macérer à froid les graines écrasées et les racines en morceaux pendant au moins 4 heures.
Passez, servir frais ou glacé, sucrez si vous le désirez.
On peut agrémenter le coco d’une rondelle de citron et/ou d’une pincée de cannelle en poudre.

La tisane “bonne à tout” :
40 g de réglisse
20 g d'orge
20 g de racines de chiendent
Miel
citron non traité

Faites macérer la réglisse épluchée dans 1 litre d'eau froide. Faites bouillir le chiendent pendant 20 minutes dans 1 litred'eau, à la fin de l'ébullition ajoutez l'orge.
Mélangez le tout et sucrez-le au miel. Ajoutez un zeste de citron.


Pâte pectorale :
20 g de suc de réglisse pour 1/2 litre d'eau
250 g de gomme arabique
150 g de sucre
Chauffez jusqu'à consistance pâteuse et versez sur un marbre huilé


Réglisse anti-tabagie :
Mâcher un bâton de réglisse peut remplacer la cigarette et empêcher de fumer.
Attention néanmoins : une surconsommation peut déclencher de l'hypertension


le lait de corbeau, tisane contre la toux :
 Le Dr. H. Leclerc préconise au début des trachéites ou de bronchites, ce vieux remède : 2 g d’extrait de réglisse fondus dans une tasse de lait bouillant.

Sinon à défaut d’extrait de réglisse voici une variante :
Faire bouillir une racine écorcée de réglisse dans une tasse de lait.
Sucrer au miel cette boisson noirâtre est très efficace contre la toux.

Tisane de beauté Clothilde Boisvert :
100 g de feuilles de baguenaudier,

30 g de semences de fenouil,

20 g de semences d'anis,

20 g de racine de bois de réglisse,

1 litre d'eau de puits (ou minérale)

Faites infuser sous la cendre chaude (ou au four à th 2) durant une nuit dans un pot de terre rouge.
Prendre un verre de cette eau chaque matin.

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:49
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Nom latin : Ocimum basilium
Famille : lamiacées
Autres noms :basilic des jardins, basilic romain, pistou, grand basilic, basilic aux sauces, basilic officinal, herbe royale, oranger des savetiers, plante royale. 
Composition : huile essentielle,  (contenant de l'estragol, linalol, cinéol), eugénol, des mono et sesquiterpènes, alcools, esters terpéniques, acétates de linalyle, cinnamate de méthyle.

 Mise en garde : déconseiller pendant la grossesse à cause de son effet emménagogue.

Parties utilisées : Feuilles, sommités fleuries
Récolte : feuilles avant la floraison, sommités fleuries pendant la floraison
Floraison : Juillet à Août
 
Propriétés :
Antiasthmatique
Anthelminthique
Antispasmodique général
Antispasmodique stomacale
Antitussif
Anti-vomitif
Décongestionnant (utérus, prostate)
Désinfectant
Carminatif
Emménagogue
Eupeptique, Stomachique
Galactagogue
Hépato-stimulant
Régulateur du système neurovégétatif
Sternutatoire
Tranquillisant
 
Indications :
Angoisses
Asthénie nerveuse (surmenage)
Asthme
Dérèglements neurovégétatifs
Digestion difficile, Dyspepsies, Aérogastries, Gastrites, Entérites
Constipation
Faiblesses des corticosurrénales
Hypertension
Insomnie nerveuse
Insuffisances hépatobiliaires
Migraines
Règles insuffisantes
Spasmes gastriques
Spasmes respiratoires
Tachycardies, Arythmies
Toux, Coqueluche
Ulcères
Vertiges
Vomissements
 
Usages externes :
Aphtes
Insectifuge
Piqures d’insectes
 
 
Le basilic bien connu en cuisine, le fameux pistou des Provençaux.
Il a des propriétés médicinales, aussi intéressantes que son arôme.
D’ailleurs son nom de
Basilic viendrait du grec Basilicos ou Basilikon qui signifie royal, il est vrai que son parfum est plutôt divin.
Le basilic, plante originaire de l'Inde où il fait partie intégrante du culte des dieux Shiva et Vishnou, c'est une plante sacrée. Le basilic s'est répandu spontanément dans les régions tropicales et subtropicales des deux hémisphères. En Europe, c'est une aromatique annuelle, essentiellement cultivée en situation chaude; elle s'échappe parfois des jardins en région méditerranéenne.
Il existe un grand nombre d'espèces de basilic, toutes aussi aromatiques les unes que les autres avec des nuance dans les parfums certains basilic sentent le clou de girofle par exemple.

 Connue depuis longtemps, les hébreux voyaient en lui un antispasmodique, Pline le prescrivait contre l'épilepsie, les arabes contre la gonorrhée.
Le basilic a une action calmante, antispasmodique, digestive, on le prescrit contre les troubles de l'estomac, en cas de nervosisme, insomnies nerveuses, vertiges, migraines, angoisses, la toux des rhumes persistants et de la coqueluche.
En usage externe il est désinfectant, le basilic assainit la bouche et réduit les aphtes : il suffit d'en mâcher une feuille. Le basilic favorise aussi la lactation.
On a aussi employé ses graines, très mucilagineuses, contre les infections pour soigner les pertes blanches, les néphrites et les gonorrhées.
Pour augmenter sont effet tranquillisant on peut l'associer à l'aspérule et à la balsamite, tilleul ou valériane.
Mais il est aussi vermifuge. Le Dr. Cazin préconise la poudre de feuilles séchées à prisée comme du tabac en sternutatoire en cas de congestion nasale.
Un pot de basilic éloigne les mouches de la cuisine. 

Utilisations :
 
Infusion :
30 à 50 gr de plante de basilic (feuilles ou sommités fleuries), pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
Boire une tasse après les principaux repas, cette infusion de basilic est antispasmodique et combat les flatulences.
Si l’on ajoute au basilic un peu de tilleul ou de valériane, on obtient un excellent calmant utile en cas d’insomnies, prendre une tasse une demi-heure avant de se coucher et une autre au moment du coucher.
 
Décoction :
Faire bouillir 100 gr de  plante de basilic dans un litre d’eau pendant 30 mn.
Utiliser en bain de bouche contre les aphtes et autres affections de la bouche.
 
Poudre :
Poudre de feuilles sèche comme sternutatoire pour le coryza ou la congestion nasale.
 
Vin :
Faire macérer pendant 3 jours 40 gr de feuilles de basilic dans un litre de bon vin.
Filtrer, exprimer et sucrer selon votre goût.
Prendre un verre avant les repas.
Prendre 2 c. à soupe de ce vin mélangé à 2 c. à soupe d'huile d'olive, 2 à 3 fois dans la journée en cas de constipation opiniâtre.

Eau de basilic :
120 g de basilic
120 g de sauge
1,5 litre d'alcool à 70°
Laisser macérer une semaine, puis filtrer.
Excellente eau de toilette, légèrement astringente.
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