Non Latin :Papaver rhoeasFamille :PapavéracéesAutres noms :pavot des champs, pavot sauvage, ponceau, poinot, babiou, graousselle, pavot-coquelicot, chaudière d'enfer, ponceau, gravesolle, pavot rouge, mahon, pavot-coq, coq-mahon, coquelourde, pavot des moissons. Composition :alcaloïdes (rhéadine), mucilages, pigments (anthocyanes), acide méconique, tanin.Mise en garde :Respecter les doses et pas d'usage prolongé. Quelques intoxications on été relevées chez les enfants (surement dû à un surdosage). Parties Utilisées :Fleurs (pétales), capsulesRécolte :pendant la floraison Floraison :Mai à SeptembrePropriétés :Narcotique légerBéchique, Sédatif de la touxAntispasmodiqueAdoucissantSudorifiqueIndications :InsomniesToux spasmodiques (asthmes, rhumes, coqueluche)BronchitesPneumoniesPleurésiesFièvres éruptivesUsages externes :AnginesInflammation des paupièresAbcès dentaireLe rouge du coquelicot ne passe pas inaperçue dans nos campagnes, le fragile coquelicot est une de nos belles plantes sauvages. Avec le bleuet et la marguerite, il constitue notre bouquet patriotique.Le nom de coquelicot semblerais venir de « coquerico » une déformation de « cocorico » la couleur écarlate de ses pétales rappelant la crête du coq, pour d’autre c’est la particularité du coquelicot de clamer la toux de la coqueluche qui se caractérise par une toux typique rappelant le chant du coq qui lui a fallu le nom de coquelicot. Ainsi notre coquelicot semble être lié à ce gallinacé dans un cas comme dans l’autre, autre emblème patriotique cela dit en passant. Papaver le rattache au pavot avec le quel il a beaucoup de ressemblance quand à Rhoeas viendrait du grec rheo : je tombe, je coule car les pétales du coquelicot sont fragiles et s’étiolent facilement. Au niveau médicinale, le coquelicot est surtout un béchique et un sédatif. Pour lutter contre les affections respiratoires et contre la toux on peut l'associer aux fleurs de violette et de mauve. Mais aussi avec l'écorce de hêtre, le bouleau blanc, le lierre terrestre, le tussilage, l'hysope, le marrube, le thym, les bourgeons de sapin. Pour les insomnies on peut l'associer avec la passiflore, mélilot, tilleul, marjolaine, aubépine, houblon, feuille ou fleur d'oranger.Chomel indique que le coquelicot est un sudorifique efficace. En médecine populaire on l'utilisait pour les rhumatismes, les coliques, les toux sèches, les catarrhes pulmonaires, les bronchites, les angines et la coqueluche.Les pétales sont calmantes et légèrement narcotiques, elles rentrent dans la composition de la tisane pectorale des 4 fleurs (qui en contient en réalité 7).On peut faire un sirop contre la toux et un sirop somnifère.Utilisations :Infusion :10 gà 20 g de pétales pour un de litre d'eau bouillante. Infuser 10 mn. Boire 3 à4 tasses par jour, sucrée au miel, et la dernière au coucher.Contre la toux ou comme calmant.Cette infusion peut servir en usage externe en compresse sur la peau sèche, lotionner et laisser sécher sans essuyer.15 gà 20 g de pétales de coquelicot pour un litre d'eau bouillante. Infuser 10 mn.En gargarisme, bains de bouche (abcès), bains d'yeux.Décoction : 8 à 10 capsules par litre d’eau. Bouillir 5 à 10 mn. Infuser 5 mn3 à 4 tasses comme sédatif.Cataplasmes de pétales :Pour les inflammations oculaires.Sirop :400 gr de pétales de coquelicot frais, verser dessus un litre d'eau bouillante, couvrir.Laisser macérer 12 heures. Ensuite passer et ajouter 1,5 Kg de sucre et cuire jusqu'à consistance sirupeuse.Prendre 3 à 6 c. à café pour jour, contre la toux et comme somnifèreRecette de Fournier :100 gde pétales pour 1,5 litre d’eau bouillante, macérer 6 heures, ajouter 1500 g de sucre.