Blog sur la phyto-aromathérapie : plantes médicinales, huiles essentielles, recettes diverses
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Non latin : Calendula officinalis
Famille : astéracées (composées, compositacées)
Autres noms : Souci, fleur de tous les mois, fleur de calendule, soleil, calédule des champs, fleur de catendrelle, souci des jardins.
Composition : huile essentielle, acides-phénols (acide salicylique, acide caféique), alcools triterpéniques, polyines, polyosides (gommes, mucilages) caroténoïdes (carotène, calenduline, lycopine), saponosides (calendulosides) flavonoïdes, tanins, lactones, principes amers.
Mise en Garde : grossesse et allaitement, allergie aux astéracées. Respectez les doses.
Parties Utilisées : Capitules floraux, pétales (ligules), feuilles, suc.
Récolte : à la floraison.
Floraison : mai à octobre
Propriétés :
Anti-bactérien
Anti-fongique
Anti-hémorragique
Anti-inflammatoire
Anti-œdémateux
Anti-tumoral
Anti-venimeuse
Anti-viral
Astringent
Cholérétique
Dépuratif
Diurétique
Emménagogue
Fébrifuge
Hypocholestérolémiant
Hypolipémiant
Hypotenseur
Immunostimulant
Laxatif
Œstrogène
Sédatif et stimulant
Spasmolytique
Sudorifique
Vermifuge
Vulnéraire
Indications :
Affections respiratoires (rhume, grippe, bronchite, toux)
Constipation
Dermatoses
Fatigue, asthénie
Fièvre
Hypertension artérielle
Inflammation gastrique et intestinal (gastrite, œsophagite, entérite)
Maladies éruptives (rougeole, varicelles)
Oliguries
Rhumatisme (gouttes, arthrite, arthrose)
Stimulant
Troubles digestifs
Troubles hépato-biliaires
Troubles menstruels (aménorrhées, dysménorrhées)
Troubles nerveux (angoisses, stress, palpitation, nervosité)
Ulcères gastrique et duodénal
Vers
Usages externes :
Affections bucco-pharyngées (angines, ulcération gingivite)
Brûlures
Conjonctivite
Contusions, hématomes, entorse
Coupures, plaies
Crevasses, engelures
Dermatoses (acné, eczéma, dartres, psoriasis, mycoses, etc.)
Escarres
Hémorroïdes
Piqûres d’insecte
Ulcères
Verrues (cors, durillons)
Inscrit à la pharmacopée française Xéme Ed. Et dans la liste des tisanes de cette pharmacopée. En phytothérapie deux espèces sont usitées le souci des jardins (calendula officinalis) et le souci des champs (calendula arvensis). La variété sauvage (C. arvensis) est considérée comme plus active par certains auteurs.
Le nom latin calendula viendrait du faite que le souci est en fleur le premier jour de chaque mois, dans le calendrier romain les calendres désignaient le premier jour de chaque moi, d’où aussi le nom vernaculaire de fleur de tous les mois. Pour d’autres calendula viendrait de calendae faisant référence à ses propriétés emménagogues. Quand à l’origine étymologique souci, elle proviendrait du latin sol sequia : qui suit le soleil (les fleurs du souci s’ouvrant au lever du soleil et se referment au coucher), et en vieux français cette expression devient soulsie. Ainsi le soulsie est devenu au fil du temps notre souci.
C’est une très jolie plante ornemental (un petit soleil miniature dont les tons varies du jaune à orange), très facile à cultiver, je dirais même qu’elle à tendance à devenir envahissante, se ressèment et propageant très facilement. Comme pour dire «je suis là, profitez de mes vertus».
Si le souci ou calendula est fort connu aujourd’hui c’est surtout pour ses propriétés externes et notamment les soins de peau. Et au rayon cosmétique on peut trouver des baumes, crèmes, lait, savons, etc.…au calendula que tout le monde connaît très bien.
Mais je voudrais remettre à l’honneur cette plante donc on oublie trop souvent ses propriétés médicinales en usage interne. Certains livres sur le sujet ignore même les usages interne de cette plante pour ne parler que des ses propriétés externe. Jadis le souci fessait parti de nombreuses tisanes qu’il agrémentait de sa couleur jaune orangée.
Revenons donc sur ses propriétés. Avant tout c’est aux femmes que je m’adresse, car cette plante du soleil et aussi la plante de la femme qui est utilisée pour les divers troubles menstruels qu’une femme connaît à un moment ou à un autre dans sa vie. Ainsi pour des troubles comme les aménorrhées (absences de règles primaires (femme n’ayant jamais de règles) ou secondaire (femme ayant déjà été règlées), dysménorrhées (règles difficiles et douloureuses), régularise les règles (insuffisance ou abondance), (mais toute fois je rajouterai une note personnelle en disant prudence chez la femme hyper-oestrogénique mieux vaut éviter l’emploi de souci, étant un stimulant oestrogénique).
Le souci a une action sur la sphère hépato-biliaire par ses propriétés cholérétiques. Le Dr Fort a démonté son action en injectant par intraveineuse une décoction de souci il obtenu une importante sécrétion biliaire. Ainsi le souci trouve son indication pour les problèmes hépatiques et biliaires. Si on regarde les anciens ouvrages on peut constater que le souci entrait souvent dans la composition de tisanes hépato-biliaires à coté de plantes comme le combretum, fumeterre, boldo, artichaut et autres. Curieusement il a disparut des prescriptions modernes.
Le souci étant anti-inflammatoire sera donc très utile pour toutes les maladies inflammatoires. Et notamment sur la sphère digestive. Il souverain pour les gastrites, œsophagite, entérite, ulcères gastrique et duodénal. Mais aussi pour les maladies rhumatismales.
Il est aussi employé en cas de refroidissement rhume, grippe, bronchite, toux, …. Grâce à son action : anti-inflammatoire, antibactérien, antiviral et fébrifuge. Mais aussi par son coté sudorifique qui provoque une transpiration salutaire qui évacue les toxines. Le Dr H. Leclerc donne une recette d’une tisane aux 5 fleurs diaphorétique (souci, bourrache, genêt, lavande, pensée sauvage).
Plante dépurative par excellence : drainage hépato-biliaire, des reins ses propriétés diurétiques, fait baisser les taux de lipides et de cholestérol dans le sang, drainage des intestins par son action légèrement laxative. Son coté dépuratif est mis à profit en cas de dermatose.
Le souci est aussi un hypotenseur par action vasodilatatrice périphérique (H. Leclerc).
En usages externes ses application sont nombreuses : plaies, ulcères, crevasses, engelures, brûlures, érythèmes solaire et fessier, abcès, verrue, cors, dartre, entorse, luxation, œdèmes, piqûres d’insectes e d’animaux marins, etc.….
Utilisations :
Infusion :
3 à 5 gr de pétales par tasse (100 à 150 ml) d’eau bouillante. Infuser 10 mn.
5g par tasse pour une action sudorifique
Boire 3 à 4 tasses par jour.
Pour le traitement des règles insuffisantes commencer une semaine avant la date présumée des règles.
Tisane des 5 fleurs du Dr H. Leclerc :
Fleurs de lavande 10 g
Fleurs de souci 5 g
Fleurs de bourrache 5 g
Fleurs de genêt 5 g
Fleurs de pensée sauvage 5 g
Mettre 5 g du mélange par tasse. Infuser 10mn
Boire 3 à 4 tasses par jour
Tisane sudorifique à prendre en cas de refroidissement et états grippaux.
Autre tisane « 5 fleurs » diaphorétique :
Fleurs de lavande 10 g
Fleurs de souci 10 g
Fleurs de sureau 10 g
Fleurs de mauve 10 g
Fleurs de bourrache 10 g
Utilisation et dosage : idem que la précédente
En usage externe :
Faire une infusion plus concentrée 30 à 50 g pour 500 ml.
A utiliser en application sous forme de bains, lavages, lotions, compresses, gargarismes, etc.…
Pour les applications externes citées
Inflammation des yeux (conjonctivites)
50 g de fleurs pour un litre d’eau bouillant. Infuser 10 mn.
Laisser refroidir et faire des bains d’yeux avec une œillère.
Décoction :
En usage externe :
50 à 100 g de fleurs par litre. Faire bouillir 10 mn.
En lotions, compresses, lavages, gargarismes, etc.…. pour les applications externes citées.
Alcoolature :
Faire macérer 50 g de fleurs de souci fraîches dans 50 g d’alcool à 90° ou 95°. Pendant 15 jours. Puis filtrer.
En usage interne :
10 à 20 gouttes dans un demi-verre d’eau.
2 à 3 fois par jour
En usage externe :
Diluée à 10% pour les applications externes citées.
Comme en gargarisme pour les affections bucco-pharyngées
Teinture :
Laisser macérer pendant 15 jours 20 g de fleurs sèches dans 100 ml d’alcool à 60°. Filtrer
En interne :
Prendre 30 à 60 gouttes (voir plus sur prescription) dans un demi-verre d’eau.
2 à 3 fois par jour.
En externe :
Teinture diluée à 10 %
Pour les applications externes citées
Comme en gargarisme pour les affections bucco-pharyngées
Baume, onguent, pommade et crème :
Baume simple :
Huile infusée de calendula 50 ml
Cire d’abeille 4 g
On peut ajouter des he de lavande vraie, géranium, bois de rose, tea-tree, etc.…
A hauteur de 1 à 5% suivant utilisations.
Pommade du Dr H. Leclerc :
Teinture de souci 5g
Oxyde de zinc 10 g
Lanoline 10 g
Vaseline 10 g
Cérat au souci :
Cire blanche d’abeille 13 g
Huile de calendula 53,5 g
Eau 33 g
Borate de sodium 0,5 g
Huiles essentielles de 1 à 5 % suivant l’utilisation.
Huile de souci :
Faire macérer 50 g de fleurs sèches dans 500 ml d’huile végétale.
Où remplir un bocal et fleurs et verser l’huile végétal dessus.
Méthode chaude : faire infuser l’huile et les fleurs au bain marie pendant 2 heures
Méthode froide laissé macérer au soleil 3 semaines à 1 mois.
On peut utiliser donc cette huile directement en ajoutant ou non des he à adéquates, pour la fabrication des pommades ou crèmes.
Vinaigre de souci :
Remplir un bocal de feuilles fraîches. Et compléter avec du vinaigre d’alcool à 8°. Laisser macérer 15 jours. Filtrer.
En application externe contre les verrues, cors et durillons.
Suc :
Ecraser des feuilles fraîches et appliquer sur les verrues cors
Extraire le suc des feuilles pour les taches de vieillesse.
Diluée le suc dans un peu de vin blanc ou d’eau de vie pour les maux de dent en bain de bouche.