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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 21:14
http://img11.hostingpics.net/pics/314425Filipendulaulmaria.jpg

Non latin :
Filipendula ulmaria, Spiraea ulmaria
Famille : Rosacées
Autres noms : Fleur des abeilles, herbe aux abeilles, herbe de chèvre, barbe de chèvre, barbe de bouc, pied de bouc, vignette, spirée, ulmaire, belle des près, herbe du pauvre homme, ormière, ormère, grande potentille, filipendule. 
 
Composition : tanins (racines et feuilles), hétérosides (spiréosides, rutoside, hypérosides), salicylate de méthyle, aldéhyde salicylique.

Mise en garde : contre indiquée en cas allergie ou sensibilité aux dérivés salicylés.

Parties Utilisées : fleurs, sommités fleuries, feuilles, racines, plante entières.
Récolte : Pendant la floraison
Floraison : Juin à Août
 
Propriétés :
Anti-inflammatoire
Antalgique
Astringente (feuille et racine)
Cholérétique
Diurétique (élimine l’urée, l’acide urique, les chlorures)
Fébrifuge
Sudorifique
Tonique du cœur et gastrique
Sédative, somnifère
Vulnéraire
 
Indications : 
Artériosclérose
 Diarrhée
Cellulite
Hydropisie, œdèmes, oliguries, hydarthrose, ascite, etc.…
Lithiases urinaires
Insuffisance biliaire
Arthritisme, rhumatismes, gouttes
 
Usages externes :
Détersive
Cicatrisant
 
 
 
Voici la reine des près, une plante que j’apprécie à tout point de vue, autant pour ses propriétés médicinales que pour sa beauté et son parfum. C’est à partir du mois de juin jusqu'au  mois d'août, que la reine des prés laisse apparaître ses grappes de fleurs d’un blanc crème qui semblent formées des petits nuages qui se balancent au gré du vent. Les fleurs exaltent un parfum d’amande amère des plus agréables quand on les froisse entre les doigts. Et chaque année je me languis de retrouver ma chère reine des près. On la rencontre communément en Europe, en Asie centrale et septentrionale et en Amérique du Nord. C’est surtout dans les zones humides que vous aurez le plus de chance de la rencontrer : les prairies humides, le long de certaines lisières de bois  frais, les berges, le longs de cours d’eau où  parfois elle forme de jolie colonie. Mais elle se montre plus rare en région méditerranéenne.
Son nom de Filipendula vient du latin qui veut dire suspendu à un fil et fait allusion aux tubercules suspendus aux racines grêle de la filipendule commune (
Filipendula vulgaris). Son autre nom de Spiraea viendrait selon certains du grec speireia qui désignait un arbrisseau aux rameaux flexibles, mais pour d’autres Spiraea viendrait du latin qui veut dire spirée car ses fruits sont des petites boules vertes spiralées.
Quand à Ulmaria il dérive du latin Ulmus c'est-à-dire l’orme, car les feuilles de l’ulmaire ont une vague ressemblance avec les feuilles d’orme.

Malgré ses noms d'herbe aux abeilles ou fleur aux abeilles, elle ne contient pas de nectar, mais les abeilles sont friandes de son pollen.

 On ne trouve pas trace de l'utilisation médicinale de la reine des prés avant le XVIIIe siècle.  Au XVIe siècle, la reine des près se confond avec l’autre barbe de bouc (Aruncus dioicus) et la filipendule commune (filipendula vulgaris), d’où la difficulté de suivre son histoire pendant cette période.
Ainsi au XVIIIe siècle, on commence à entrevoir la distinction entre les différentes plantes et ses utilisations médicinales. Et on l’utilise notamment pour hydropisie et les rhumatismes.
Ensuite la liste s’élargie, la reine des près est conseillée contre la diarrhée, la dysenterie, les crachements de sang, sur les ulcères ou les plaies.
Mais elle retombe dans l’oublie au XIXe siècle et c’est sous l’impulsion du curé de Trémilly, qui prouve ses vertus contre l'hydropisie qu’elle retrouve ses lettres de noblesse.
Depuis, des propriétés importantes de la plante ont été mises en valeur comme son rôle important dans l'élimination de l'eau dans les tissus, son action de resserrement des tissus, sa faculté à absorber les toxines, agent de la formation de la cellulite ou des rhumatismes, sa faculté à calmer les névralgies, les migraines.
A l'instar du saule, la spirée renferme des composés salicyliques, ceux-là mêmes qui ont donné naissance à l'aspirine, d’ailleurs le nom d’aspirine serait un dérivé de a et de spirée. La reine des près, comme le saule  sont « l’aspirine végétal » et je rajouterai en ayant les avantages de l’aspirine et mais pas ses inconvénients.  

J’utilise  surtout les sommités fleuries de la reine des près qui associent les fleurs et les feuilles (car c'est dans les feuilles que le tanin est contenue) pour ses propriétés diurétiques pour éliminé l’acide urique, les œdèmes, en cas de cystite en association avec des plantes  désinfectantes Et en cas de cellulite.
Je la mets aussi à profit son coté antalgique en cas de rhumatismes et de migraines.
Elle fait aussi parties de mes mélanges pour les états grippaux et divers refroidissements puisque qu'elle est sudorifique et fébrifuge.
J’ai obtenue aussi de bon résultat en cas de gastrites surtout notamment lorsqu’il faut traiter un excès d’acidité gastrique, elle réduit l’acidité gastrique et pour ce faire je l’associe à la feuille de cassis et à la fleur de matricaire.
Pour traiter les diarrhées c’est aux feuilles qu’il faut faire appelle.     
    
 
Utilisations :
 
Infusion : 
40 à 50 g de fleurs ou sommités fleuries pour un litre d’eau.
Faire bouillir l’eau, attendre que la température soit à 80° à 90° et verser sur les fleurs ou sommité fleuries et laisser infuser à couvert pendant 15 mn.
3 à 4 tasses par jour.
On procède de cette manière car si l’eau est bouillante, elle entraine le salicylate de méthyle de la plante et on perd ainsi une partie des principes actifs de la plante.
Si c’est les propriétés astringentes que l’on désire on utilisera soit les feuilles ou racine à la même dose 40 à 50 g par litre, cas de diarrhée par exemple.
Mais c’est surtout les sommités fleuries que l’on utilise en herboristerie.
Infusion diurétique pour l’éliminer l’acide urique (Dr Valnet) :
Sommités fleuries d’ulmaire 50 g
Feuilles de frêne 50 g
Feuilles de cassis 50 g
50 g du mélange pour un litre d’eau bouillante. Infuser 10 mn
Boire 3 à 4 tasses par jour.

Alcoolature :
1 à 2 c. à café par jour.

Sirop :
100 g de fleurs pour un litre d’eau. Infuser 10 à 12 heures.
Filtré et ajouter 1500 g de sucre.
Prendre 3 ou 4 c. à soupe par jour.

Vin :
Faire macérer 60 g de fleurs (de préférence fraiche) dans un litre de vin blanc pendant 10 jours. Filtrer
Prendre 2 à 3 verres à bordeaux par jour, avant les repas comme sudorifique et diurétique.
 
Pour un vin astringent et tonique mettre 125 g de plante entière dans un litre de vin rouge amener à ébullition retirer du feu et laisser macérer jusqu'à complet refroidissement..

Cataplasme :
Verser un peu d’eau bouillante sur une certaines quantité de fleurs, laisser infuser.
Appliquer chaud pour soulager les douleurs rhumatismales.

Feuilles fraîches sur coupures, brulures, ulcères.

Vinaigre de fleurs Clotilde de BOISVERT :
Ingrédients
100 g de fleurs de sureau,
100 g de pétales de rose rouge,
100 g de fleurs de reine des prés,
100 g de fleurs d'acacia,
100 g de fleurs de mélilot
Ces fleurs peuvent être sèches ou fraîches selon la saison où l'on veut préparer le vinaigre. On les met à macérer dans deux litres de fort vinaigre et cela pendant quinze jours. Ensuite on filtre et l'on met en flacons bien bouchés.
Deux cuillerées à bouche par litre d'eau tiède pour lotionner le visage après les ablutions du soir.
La meilleure des eaux de beauté

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Published by L'herboriste - dans Plantes médicinales